Joseph Foulon-Ménard

Résumé

Joseph Foulon-Ménard Notice sur Alexis Transon, charcutier… (1848)

Quand il viendra à Nantes, s'il demande l'hôtel Transon; hélas! plus rien en place, qu'un de ces palais plats qu'on trouve partout, grands cubes de tuffeaux blancs polis au rabot, maisons carrées et régulières comme une caisse à savon, gracieuses comme leurs propriétaires, poétiques idem.
Hâtons-nous de faire à Transon collecteur une visite à domicile. Il est au comptoir, entouré de pratiques, et découpant une tranche de quoi que ce soit à quelque grisette agaçante qu'il étourdit de ses joyeusetés ; veste ronde, tablier blanc, casquette de loutre, besicles d'argent.
Source : Gallica

Joseph Foulon-Ménard Notice sur Alexis Transon, charcutier… (1848)

Dois-je faire observer que ces triples et honorables distractions de l'armurier patriote, du philosophe historien, du collecteur antiquaire, n'empêchaient point Alexis, propre à tout, d'exceller dans sa partie, c'est-à-dire, dans la confection d'excellents cervelas, du veau braisé, des langues fourrées et du pâté de tête aux truffes.
Source : Gallica

Joseph Foulon-Ménard Notice sur Alexis Transon, charcutier… (1848)

Si donc Transon n'eût pas eu de famille, cette maison gothique, il l'eût achetée; et si elle n'eût été à vendre, il l'eût fait faire. Rien de plus facile, aujourd'hui, que de faire des meubles vermoulus avec du bois neuf, et, par conséquent, une maison trois ou quatre fois séculaire avec des matériaux qui sortent de la carrière. C'est comme à Meudon, près de Paris : les gamins du village prennent quelque débris, quelque fragment d'os ou de corne à l'abattoir voisin; ils vous empâtent cela artistement dans un bloc dé craie, et vendent le tout pour un fossile rare à quelque savant géologue.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature