Résumé

Joseph Morey La vigne de la Motte de Vesoul… (1867)

Sans être ce qu'on appelait alors une « fontaine de vin, » la vigne de la Motte redevient un des héritages les plus estimés de la contrée, son cépage un des mieux goûtés, son vin un des plus renommés du crû. C'est une vraie vigne de chanoine. Les hommes semblent désormais impuissants à lui nuire. Protégée par Saint-Georges de Vesoul, solidement amarrée à la barque de Saint-Nicolas du Marteroy et de Notre-Dame de Calmoutier, elle suit tranquillement le cours de ses destinées, et vogue en paix sans redouter autre chose que les gelées du printemps, les grêles de l'été et les pluies de l'automne.
Source : Gallica

Joseph Morey La vigne de la Motte de Vesoul… (1867)

Après de longues inquiétudes, la ville de Vesoul est attaquée par les troupes de Louis XI. Malgré sa défense héroïque, elle est prise d'assaut, ses habitants sont massacrés; le château, forcé, est condamné à la destruction; ses créneaux et ses tours sont renversés, un long pan de muraille tombe sur la malheureuse vigne, qui est en outre sillonnée par les énormes pierres qui se détachent des remparts ébranlés. Des vingt ou vingt-cinq maisons qui composaient les Haberges, il n'en reste qu'une seule debout, et encore n'osa-t-on l'habiter que quatre ou cinq ans plus tard.
Source : Gallica

Joseph Morey La vigne de la Motte de Vesoul… (1867)

Le soleil se levait radieux sur le ballon de Servance, lorsque le noble sire franchit le seuil du donjon et donna le signal du départ. Les gardiens des tours répondirent par leurs fanfares aux fanfares des veneurs, le pont-levis se baissa, et la porte bardée de fer, criant sur ses énormes gonds, livra passage au joyeux cortége.
Et vraiment l'escorte du sire de Faucogney ne devait-elle pas être joyeuse? Le pays ne vivait-il pas en paix sous le sceptre de l'invincible empereur Frédéric et de son épouse bien-aimée, Béatrix de Bourgogne ?
Source : Gallica

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