Résumé

Portrait de Jules Comte Jules Comte Revue de l'art ancien et moderne…

L’œuvre, en effet, porte la signature d’un maître inconnu jusqu’ici. Sur un carré de parchemin déplié et comme jeté sur l’herbe fleurie, devant le donateur du triptyque, — sans doute quelque Michel, — un nom est calligraphié en caractères cursifs : Barlolomeus Rubeus. Au-dessus du nom, le sigle Ihs, une invocation de l’artiste ; après le mot Rubeus, un paraphe composé avec la lettre f, et qui est la griffe du peintre : fecit. Rien de plus : la patrie du maître demeure un problème.
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L’ histoire de l’art n’a connu jusqu’à nos jours que trois écoles de peintres constituées et florissantes avant le XVIe siècle : l’italienne, la flamande et la germanique. Les vieux panneaux, avec ou sans fond d’or, qui se trouvaient dispersés hors d’Italie, de Flandre ou d’Allemagne, étaient partagés, un peu au hasard, entre Fra Angelico, Jean Van Eyck et Albert Dürer. Aujourd'hui, une nouvelle école de « primitifs [1] » a pris rang à côté de celles dont la renommée était consacrée. La France a revendiqué ses droits et retrouvé ses titres. Il est temps de rendre les siens à l’Espagne.
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Les plis anguleux et nets des deux simarres, l’une violet sombre, l’autre cramoisie, la douceur moelleuse des fourrures, petit gris ou hermine, l’arrangement du paysage, rochers, arbres et « fabriques », sont d’un artiste qui a connu et imité, comme Rubeus, des œuvres ou des maîtres du Nord. Le peintre de Cordoue insiste sur des accessoires ou des détails avec la minutie ingénieuse et puérile d’un Brugeois ; un vieux cavalier à barbe blanche sur un vieux cheval blanc passe entre les buissons, près de la tête de la Vierge
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