Résumé

Le Trésor de l'esprit et du coeur… (1875)

Dans la chasse de ce terrible singe, il faut être pénétré de l'importance et de l'absolue nécessité de ne pas fuir devant l'animal. Agir ainsi, c'est conserver la seule chance de salut.
Le Gorille ne s'acharne pas après sa victime ; il donne généralement un seul coup, un coup solide, brisant à la fois le fusil et le corps du malheureux.
Heureusement il meurt aussi facilement que l'homme ; une balle dans la poitrine l'abat; il tombe la face contre terre, ses grands bras écartés, en poussant un affreux cri de mort, moitié rugissement, moitié râle, signal de délivrance pour le chasseur.
Source : Gallica

Le Trésor de l'esprit et du coeur… (1875)

Un jour, pendant que M. Duchaillu était dans les bois, il entendit, à une grande distance, comme un roulement de tonnerre ; il se hâta de se réfugier à l'abri d'un bouquet d'ébéniers, pour laisser passer l'orage. Mais il s'aperçut bientôt que ce roulement provenait d'un Gorille mâle, qui grondait pour appeler sa femelle, car celle-ci n'avait pas tardé à répondre par un rugissement.
M. Duchaillu se décida à marcher dans leur direction.
En approchant, on entendait distinctement le bruit sourd que fait le mâle en battant sa poitrine avec ses larges poings. La jungle était épaisse
Source : Gallica

Le Trésor de l'esprit et du coeur… (1875)

Je rassemble mes forces et j'essaye de les soulever. Sivel avait la figure noire, les yeux ternes, la bouche béante et remplie de sang ; Crocé-Spinelli avait les yeux fermés et la bouche ensanglantée.
Vous dire ce qui se passa alors m'est impossible. Je ressentais un vent effroyable de bas en haut. Nous étions encore à 6000 mètres d'altitude. Il y avait dans la nacelle deux sacs de lest que j'ai jetés. Bientôt la terre se rapproche. Je veux saisir mon couteau pour couper la cordelette de l'ancre, impossible de le retrouver ! J'étais comme fou, et je continuais à appeler : Sivel ! Sivel !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature