Résumé

Les Correspondants du duc de Noailles… (1905)

J'ayveu, monseigneur, par la dernière lettre que vous avez escrite-à Don Mecenas Le Verrier que vous estes en assez bonne disposition de corps et d'esprit pour défendre non seulement nos limites, mais celles de la religion, du sens commun et du bon goust, quand on les veut attaquer. On ne peut rien de plus juste que ce que vous avez marqué touchant la réfutation des Oracles de Fontenelle, et il est assez extraordinaire que, dans une matière qui attaque la religion au premier chef, les plus hardis mollisent.
Source : Gallica

Les Correspondants du duc de Noailles… (1905)

Je ne doute point, monseigneur, que l'on ne vous ait envoié la requeste que M. le Procureur général a présentée au Parlement contre M. le cardinal de Rouillon. Cette requeste n'est point imprimée : cependant elle court les rues en manuscrits1.
Toute l'Iliade que Mme Dacier a traduitte est presque imprimée. Je crains bien, monseigneur, que cette impression ne finisse de longtemps, car M. et Mme Dacier sont dans une affliction mortelle de la maladie de leur fille, qui, selon toute apparence, n'en relèvera pas. Ils perdront une fille d'un très grand mérite.
Source : Gallica

Les Correspondants du duc de Noailles… (1905)

Mais, monseigneur, tous nos gens du Parnasse gardent un morne silence. Il n'y a que M. de la Fosse d'Aubigny qui, malgré la tristesse publique, s'est creusé le cerveau pour nous donner en notre langue une ode de Pindare et une ode d'Horace. Je me garderai bien, monseigneur, de vous parler du jugement que je fais de cet ouvrage : vous sçaurez mieux que personne lui donner le véritable prix qu'il mérite, et je m'en raporte tout entier à ce que vous déciderez. C'est par vostre cher poète que je connais cette traduction.
Source : Gallica

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