Louis Noirot

Louis Noirot

Résumé

Portrait de Louis Noirot Louis Noirot L'art de vivre longtemps (1868)

Perse nommait la sobriété une inclination divine amie de la nature; il l'appelait fille de la raison mère de toutes les vertus et compagne de la chasteté.
« 0 sainte et pure sobriété, s'écriait Cornaro, combien les hommes devraient te remercier ! Grâce à toi, ils conservent ce bien si apprécié, la vie, et la santé, la plus grande des faveurs qu'il ait plu à Dieu d'accorder à l'homme dans ce bas monde. »
Rien en effet n'est plus propre que la sobriété à entretenir chez l'homme cette heureuse harmonie du physique et du moral qui est un gage de longévité.
Source : Gallica

Portrait de Louis Noirot Louis Noirot L'art de vivre longtemps (1868)

« Le moment du repas doit être scrupuleusement consacré à l'estomac : c'est celui de son règne. »
L'âme ne doit intervenir qu'autant que cela est nécessaire pour seconder les opérations de cet organe.
Sans être gastronome, il est bon de penser un peu à ce qu'on mange.
La reflexion et la sensualité font alors affluer à la bouche une plus grande quantité de salive, condition importante d'une bonne digestion, et qui manque chez celui qui, en se mettant à table, a plutôt pour but, comme disait Montaigne, « l'avaller que le gouster. »
Source : Gallica

Portrait de Louis Noirot Louis Noirot L'art de vivre longtemps (1868)

La vie de l'homme, comme celle de toute la nature, consistant dans une succession de contrastes qui se font équilibre, tout, exercice doit être suivi de repos.
Le sommeil, qui est le silence des sens et des mouvements volontaires, est un des plus grands bienfaits que Dieu ait accordés à l'homme.
Non seulement il nous procure en quelque sorte le bonheur « de renaître chaque jour, » et de jouir pour ainsi dire d'une existence nouvelle, mais on a remarqué qu'un sommeil habituellement profond et réparateur compte parmi les signes de probabilités d'une longue vie.
Source : Gallica

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