Résumé

Louis Sadoul Les crimes des "cardinaux" (Vittel-1804… (1925)

A Peyrebeille, c'est aussi un homme qui s'enfuit tout ensanglanté, la nuit, de l'auberge et, tout comme à Vittel, il est en chemise et personne ne l'a revu. La seule différence, c'est que, dans les Vosges, le témoin s'appelait Étienne Villemin, et que dans l'Ardèche, il se nommait Rose Ytier, veuve Bastidon. A part cela, les deux récits sont identiques, calqués l'un sur l'autre.
Semblable aussi l'attitude des témoins. Tous savaient, les battus, les volés, ceux qui avaient vu les assassinats, les transports de cadavre. Ils s'étaient tus tous ensemble ; tous, ils ont parlé à la fois.
Source : Gallica

Louis Sadoul Les crimes des "cardinaux" (Vittel-1804… (1925)

Et naguère encore, paraît-il, les vieilles gens de Vittel ou d'Épinal ne se rappelaient pas sans frémir, d'avoir ouï parler, en leur jeunesse, des fameux « Crimes des Cardinaux ».
Crimes horribles, si l'on en croyait la renommée, crimes perpétrés, avec une sauvagerie inouïe, dans l'ombre propice de la nuit, crimes longtemps ignorés, tout enveloppés d'une atmosphère de terreur et de mystère, et que nul, sans doute, n'eût pu raconter ou seulement dénombrer exactement, mais dont l'impression n'était que plus forte et l'authenticité plus indiscutée.
Source : Gallica

Louis Sadoul Les crimes des "cardinaux" (Vittel-1804… (1925)

Une erreur judiciaire, allons donc.
Derrière tout Vittel, derrière ceux qui ont connu les Arnould, gens de rien, coquins, voleurs et scélérats, n'y a-t-il pas Michel Huraux, n'y a-t-il pas Jeanne-Rose Emonet ? Ceux-là ont vu
et bien vu.
Perrin, et il a raison, n'a pas une minute d'hésitation. Il clôt son enquête. N'a-t-il pas avec Pommier interrogé cent vingt-huit témoins. De tous ceux qui lui ont été signalés, il n'a négligé aucun. Il réfléchit, pèse le pour, suppute le contre et il ne voit plus rien à faire.
Source : Gallica

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