Louis Sigaud, La Maria du Beaujolais : roman (1926)
“ Le train l'amena toute rieuse, fraîche comme la rose, à la porte de Belleville. D'un pas décidé, toute raide et fière, elle descendit la rue Nationale, passa devant Notre-Dame des Marais à la flèche finement dentelée, et arriva le cœur malgré tout battant à lui rompre sous le jeune sein, devant le magasin du cordier. Louis Bouchon rangeait des balais de « coco » à l'étalage. A la vue de la jeune fille qui lui souriait, il se troubla, perdit contenance et rentra dans la boutique, tout le lot sous le bras, suivi de la Maria, à la grande stupéfaction du père Onésime qui comprenait rien. ”
