Marie-Nicolas-Silvestre Guillon

Résumé

Marie-Nicolas-Silvestre Guillon Éloge de M. d'Orléans de Lamotte… (1809)

La modestie tombe dans le mépris de soi-même qui ote à l'ame, avec l'enthousiasme des nobles sentimens, l'énergie nécessaire aux grandes actions. L'amour de la vérité, passion sublime qui a ses héros comme l'amour de la gloire , est sujet à tourner à l'entêtement, à la personnalité , à l'humeur ; la simplicité, vertu de l'âge d'or , devient une source d'erreurs et de maux dans les siècles de fer où nous vivons.
Source : Gallica

Marie-Nicolas-Silvestre Guillon Éloge de M. d'Orléans de Lamotte… (1809)

Celle qu'il refusoit à ses propres intérêts tournoit au profit des autres. Les glaces de l'âge n'avoient rien pris sur la jeunesse de son ame. Quelques années avant sa mort, il perdit un de ses frères. La douleur qu'il en conçut eut besoin de s'épancher dans une lettre touchante (l4) . On n'y voit rien, de violent , nulle exagération ; c'est un sentiment de mélancolie douce qui se plaint à Dieu de Dieu même. Ce frère en effet plein de Vertus étoit digne de la tendre affliction dont M. l'évêque d'Amiens honora sa cendre.
Source : Gallica

Marie-Nicolas-Silvestre Guillon Éloge de M. d'Orléans de Lamotte… (1809)

Dès son enfance, on l'a voit surpris se dépouillant pour revêtir des indigens. S'il croît en âge, c'est aussi pour croître en bienfaisance. Le jour où il reçut son premier bénéfice dût être pour lui un jour de bonheur, ses pauvres alloient en être plus riches. Aussi y gagnèrent-ils plus que lui. La pluralité des bénéfices n'eût jamais été un scandale, s'ils n'avoient eu pour administrateurs que des hommes qui lui ressemblassent. La bienfaisance n'a jamais trop à donner.
Source : Gallica

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