Mario Vivarez

Résumé

Mario Vivarez Au sujet du Touât (1896)

On nous permettra de ne pas le développer; nous nous bornerons à de dire que les millions de palmiers ombrageant les oasis du Touât et ses quelques centaines de mille habitants ; que la gloriole d'être les maîtres nominaux de quelques degrés de plus en latitude australe, ne méritent pas tant de peine et que ce serait, comme dit Franklin : « Acheter trop cher un sifflet. »
L'occupation du Touât ne rendra aucunement l'effet utile sur lequel on s'efforce d'appuyer les raisons déterminantes de l'expédition, plutôt rêvée par des ambitieux que par de véritables patriotes (*) .
Source : Gallica

Mario Vivarez Au sujet du Touât (1896)

Il faut, se rendre à l'évidence : que nous considérions la question du Touât comme une utile annexion, une rectification de frontières, un protectorat sollicité, une conquête, une simple mesure de police intérieure, une affaire de gendarmerie contre des maraudeurs ; qu'il en coûte ou non à notre orgueil, ou mieux, à un chauvinisme plus ou moins bien placé : nous ne pourrons mettre officiellement la main sur la région justement convoitée qu'en suite d'une entente européenne.
Source : Gallica

Mario Vivarez Au sujet du Touât (1896)

LE DEMEMBREMENT DU MAROC 37
N'est-il pas à cet instant évident que si les grandes puissances nous ont donné ou nous accordent libre pratique au Touât, elles n'agissent ainsi que dans un but d'embûches intéressées ? Ne voit-on pas comment leur manoeuvre est conforme à cette tactique élémentaire qui a pour but de nous isoler en nous poussant à indisposer, par des conquêtes intempestives, jusqu'à ceux qui ont pour nous les plus vives sympathies naturelles, ou dont la reconnaissance ne devrait point se lasser ?
Source : Gallica

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