Maurice Boué, Le Roi des aventuriers, 1932
“ Tu ne me retrouveras jamais, chevalier ! gronda l’inconnu. Car je suis l’Homme-Protée, l’Assassin invisible, et comme tu vas emporter mon secret dans la tombe, je puis te dire franchement que je suis Marcel Legay, le gentilhomme-cambrioleur bien connu. Et maintenant adieu, malheureux chevalier, tu vas mourir abandonné et il ne restera plus qu’un chevalier d’Arsac, le seul, véritable : Moi ! Moi, qui me suis marié sous ton nom, moi qui vais toucher en ton nom une dot rondelette et vivre heureux et glorieux sous ta peau. Adieu ! chevalier ! Ci-gît le faux d’Arsac ! ”
