Résumé

Maurice Masson Revue des Deux Mondes tome 43, 1908

Une Pompadour ou même une Geoffrin semblent plus à l’aise dans leur siècle et mieux en refléter l’esprit. Mais nulle femme alors n’a fait vibrer plus fortement, ni sur une plus large étendue, le clavier des passions et des idées contemporaines, que cette femme de lettres, qui fut aussi femme d’affaires, femme d’alcôve, de salon, d’antichambre, de concile et d’académie.
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Maurice Masson Revue des Deux Mondes tome 43, 1908

Il ne s’en faut guère que je ne m’égare dans les idées qu’elle me fournit : tous les tourbillons qui composent l’univers me font imaginer que chaque homme en particulier pourrait bien être un tourbillon. Je regarde l’amour-propre qui est le principe de tous les mouvemens comme la matière céleste dans laquelle nous nageons. Le cœur de l’homme est le centre de son tourbillon ; les passions sont les planètes qui l’environnent. Chaque planète entraîne après elle d’autres petites planètes qui sont à son égard ce que la lune est à notre terre : l’amour, par exemple, emporte la jalousie
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Maurice Masson Revue des Deux Mondes tome 43, 1908

Ce qui met quelque noblesse, ou du moins quelque désintéressement dans tous ces tripots, c’est que Mme de Tencin ne fait la chasse à l’or que pour la faire plus sûrement au pouvoir, et ne les conquiert tous deux que pour ce frère médiocre où elle a placé toutes ses ambitieuses espérances.
En 1721, l’abbé fut nommé par Dubois chargé d’affaires à Rome, ou plutôt chargé d’y trouver à son patron un chapeau de cardinal. Il lui montra « comment il s’avait servir, » et lui trouva le chapeau.
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