Maurice Spronck

Maurice Spronck

Résumé

Portrait de Maurice Spronck Maurice Spronck Revue des Deux Mondes

Tu es jeune, tu es vierge, tu es belle, puisque je t’aime, dit l’Homme pubère à la Femme nubile ; n’ayons qu’un toit, qu’un foyer, qu’une âme, qu’une vie, qu’un corps... L’amour est la source, la vie et l’éternité des mondes. Sois donc ma compagne éternellement... Je t’épouse, je prends Dieu et les hommes pour témoins de mon alliance avec toi, je te donne mon nom, et à tous ceux qui naîtront de cette alliance. Tu n’es plus Toi, tu es Nous... Nous sommes ce qu’il y a de plus puissant, de plus pur, de plus sacré, nous sommes la Famille.
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Portrait de Maurice Spronck Maurice Spronck Revue des Deux Mondes

A ses yeux, la liberté, la vie même des particuliers ont l’air de ne peser presque rien devant les intérêts supérieurs de la collectivité, que cette collectivité s’appelle du reste la commune, la tribu, le clan, la cité ou l’Etat.
Or, en dépit des apparences, rien n’est plus superficiel et illusoire chez Alexandre Dumas fils que le sentiment collectif. En réalité, ce sociologue n’a jamais pu se pénétrer de ce qu’était « la Société » ; ce restaurateur du principe familial n’a pas eu la moindre notion de ce qu’était « la Famille ».
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Portrait de Maurice Spronck Maurice Spronck Revue des Deux Mondes

La marquise Diane, en 1851, est une grande dame qui n’a pas été particulièrement mal mariée ; elle est oisive, elle s’ennuie et elle prend un amant. Elle a tort peut-être ; seulement, après tout, « quand une femme n’a ni son père pour veiller sur elle, ni sa mère pour la conseiller, quand elle n’a pas d’enfant qui la retienne chastement au seuil conjugal ; quand elle a la liberté, cette mauvaise conseillère des femmes, quand elle a eu tout ce qu’elle a désiré, et qu’elle n’a pas trente ans, que voulez-vous qu’elle fasse ? »
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