Résumé

Mémoire pour les porteurs d'actions du Chemin de fer de Versailles… (1855)

La loi n'a fait que sanctionner un principe de délicatesse et de loyauté, en déclarant que même dans un compte rendu en justice, les erreurs sont toujours réparables. Pourquoi n'en serait-il pas ainsi d'un compte compliqué, comme celui que comporte l'exploitation d'un chemin de fer, lorsqu'il n'a été l'objet que d'un examen superficiel de la part de trois personnes souvent peu familiarisées avec la comptabilité, et ensuite de l'approbation d'une réunion d'actionnaires, toujours donnée de confiance et en l'absence de tous documents propres à la justifier?
Source : Gallica

Mémoire pour les porteurs d'actions du Chemin de fer de Versailles… (1855)

Or, il faut que des comptes soient établis avec détail, article par article, non par masses, comme ceux que les administrateurs présentaient aux assemblées générales, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'erreurs ou d'omissions à réparer. L'établissement d'un compte général est donc tout à la fois un moyen de répandre la lumière sur les actes d'une administration dont les résultats ont été si déplorables, et d'assurer aux actionnaires de la rive gauche l'exercice d'un droit qui ne saurait leur être contesté.
Source : Gallica

Mémoire pour les porteurs d'actions du Chemin de fer de Versailles… (1855)

Était-ce un être fantastique?
nous étions tenté de le croire ; car, de nos jours, sont rares les êtres humains disposés à jeter trois millions perdus dans la cédule d'une Compagnie aux abois ! Nous avons donc cherché, et le résultat de nos recherches est pour nous la conviction que ce traité ne sera pas exécuté. — M. de Bertodano a pu être 'nabab, plusieurs fois millionnaire; mais l'est-il toujours? Dans ce moment, il nous paraît remplir, pour la rive gauche, l'office de ces amis complaisants qu'un débiteur trouve quelquefois pour gagner du temps : il souscrit un billet de complaisance.
Source : Gallica

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