Résumé

Nicolas Massias Bourrienne et ses erreurs volontaires et involontaires… (1830)

Ces gens-là ont eu assez de temps pour terminer les affaires d'intérêt qu'ils ont dit les retenir dans l'Ouest. Si vous croyez que cette mesure ne doive pas être un acte du gouvernement, et qu'elle puisse être prise par le général de l'armée, ayez la bonté de le dire au citoyen Gérard, mon aide-de-camp, que je vous dépêche; il me rendra exactement vos intentions.
Si la guerre extérieure doit reprendre, il est essentiel, mon général, que vous réduisiez à la nullité, en les isolant, ces éternels ennemis de la république, de tout ordre de choses qui ne leur donne pas un Bourbon.
Source : Gallica

Nicolas Massias Bourrienne et ses erreurs volontaires et involontaires… (1830)

Le général voulait sans doute les lui épargner. Et certes, il fut bien payé de ce soin délicat, car en allant le rejoindre en Italie, M. de Bourrienne ne sacrifia véritablement pas à l'ambition. S'il tient aujourd'hui à nous convaincre qu'il ne se jeta ni en intrus ni en intrigant obscur dont le chemin de la fortune, ce n'est pas qu'il cherche à abjurer la petite part qu'il eut aux affaires de cette époque. Victime de l'amitié, il veut simplement faire connaître qu'il s'est immolé à l'amitié; non pas toutefois à celle que lui inspirait le général Bonaparte
Source : Gallica

Nicolas Massias Bourrienne et ses erreurs volontaires et involontaires… (1830)

Si d'un autre côté ils écrivent qu'ils ont vu avec plaisir une crise s'approcher, et s'ils atténuent leurs pertes, c'est pour éloigner l'idée qu'ils ont pu se laisser surprendre, et pour ne
pas encourager les insurrections populaires, en publiant tout le mal que celle de Madrid a faite à une puissante armée. Je sais tout cela, mais il n'en reste pas moins démontré que c'est Murat qui a ménagé l'insurrection, car un moyen infaillible pour conquérir l'affection d'un peuple, c'est de le mitrailler.
Source : Gallica

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