Résumé

Alfred de Besancenet Un officier royaliste au service de la République… (1876)

M. de Châteauvieux mourut au Caire ; madame de Dommartin et sa fille se trouvèrent seules avec leurs souvenirs et leurs chagrins.
La tourmente révolutionnaire avait passé ; le siècle commençait, apportant avec lui des espérances de tranquillité et de gloire. Ces deux femmes, pleurant l'une son fils, l'autre son mari, s'enfermèrent dans leur village, insensibles aux bruits du dehors.
Nous avons dû esquisser à grands traits cette campagne d'Egypte et de Syrie, pour suivre le général de Dommartin dans une expédition hasardeuse où, comme tant d'autres, il avait été entraîné par Bonaparte.
Source : Gallica

Alfred de Besancenet Un officier royaliste au service de la République… (1876)

Le bruit vague d'une expédition prochaine dont on ignorait le but stimulait toutes les imaginations. Non-seulement les jeunes gens, mais les hommes d'un âge mûr voulaient en faire partie. Elle devait, disait-on, être commerciale, scientifique en même temps que guerrière. Les voisins du général de Dommartin, ses parents, ses amis et jusqu'à son beau-frère lui-même, M. de Chateauvieux, l'avaient supplié et le priaient encore chaque jour de les faire attacher à cette campagne. La joie de ne plus sentir le joug sanglant et oppresseur de la Convention donnait la fièvre à la nation entière.
Source : Gallica

Alfred de Besancenet Un officier royaliste au service de la République… (1876)

Notre garnison est redevenue assez tranquille grâce au général de Bouillé, mais rien ne peut nous répondre de l'avenir. Ce brave général a quantité d'ennemis qui cherchent à le perdre par des machinations infâmes, car aucun de ces gens-là n'oserait le regarder en face. Un bon esprit de corps règne encore dans notre régiment, à l'exception pourtant de M. du T., de trois officiers, et, bien entendu, des lieutenants en troisième qui n'ont rien à perdre.
Nous autres nous vivons dans la plus grande intimité, car on sent qu'il faut être amis et rester entre soi pour dire librement sa pensée.
Source : Gallica

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