Résumé

Various L'Illustration, No. 0018, 1 Juillet 1843

FRANCESCA, malgré elle.--Oh! mon cousin, il ne m'aime pas!
LE MARQUIS.--C'est impossible! vous êtes si bien faits l'un pour l'autre... Tous deux jeunes, beaux, généreux, dévoués; vous, Francesca, vous vous sacrifieriez pour celui que vous aimez; lui, en se faisant tuer pour un ami, il lui dirait; Merci ... Oh! deux âmes pareilles doivent se comprendre ... Il vous aime!
FRANCESCA.--Je l'ai pensé d'abord comme vous. Il était si aimable, si empressé, je cédai à cet attrait ... alors je devins triste; mais lui, il resta gai, spirituel ... On n'est pas si aimable quand on aime.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0018, 1 Juillet 1843

FRANCESCA, à part.--Quand je songe qu'il faut que je commence!... Quel embarras!
ODOARD.--Le colonel avait raison, madame, et je suis en veine de bonheur... Madame la marquise me permet de lui demander la première valse pour demain.
FRANCESCA.--La marquise permet et accorde. (A part.) Il m'aide. (Haut.) Mais serez-vous revenu?
ODOARD.--Oh! je le serai! Manquer au mariage de la comtesse Nicolini!... il me va trop au coeur! Cette femme d'un haut rang d'une prande fortune, qui aime un jeune homme obscur, et qui, à force de l'aimer, triomphe de tous les obstacle pour l'élever jusqu'à elle.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 0018, 1 Juillet 1843

FRANCESCA.--Cela vous étonne?
ODOARD.--Non, non, car le désintéressement est dans le coeur de toutes les femmes; qu'elles soient riches, qu'elles soient princesses, reines même, que leur importe? Elles ne regardent ni à l'opulence ni au titre; elles aiment, et tout est dit.
FRANCESCA.--Vous admirez la comtesse; et moi.... c'est le jeune homme qui me touche, de l'avoir aimée assez pour accepter.
ODOARD.--Que je l'envie! Après le plaisir de tout donner à la femme qu'on aime, le plus grand bonheur est de lui tout devoir!
Source : Gutenberg

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