Résumé

Pierre-Casimir Ordinaire Aix en Savoie et ses environs pendant la saison des eaux (1840)

Les Savoyards n'ignorent pas les avantages d'un gouvernement libéral. Aussi ont-ils pour la France une telle affection, qu'en cas de guerre générale et de propagande, il suffirait, quoiqu'en ait dit le touriste courtisan dont j'ai parlé plus haut, il suffirait, dis-je, d'une compagnie de grenadiers pour conquérir la Savoie, tant nos soldats trouveraient de sympathie dans la population. Le roi de Sardaigne n'ignore pas cette sympathie, et c'est afin de la paralyser qu'il a la précaution de couvrir la Savoie de régiments piémontais et d'envoyer les soldats savoyards dans le Piémont.
Source : Gallica

Pierre-Casimir Ordinaire Aix en Savoie et ses environs pendant la saison des eaux (1840)

Le roi de Wurtemberg demanda s'il n'existait aucun moyen d'éviter la terrible couverture. Le médecin d'Aix, auquel il avait donné une préférence méritée à plus d'un égard, se creusa vainement la tête, tant il est vrai, qu'il est de ces besoins inhérents à notre humaine espèce , auxquels les rois ne peuvent pas plus se soustraire que les sujets. Tout ce qui fut accordé à son rang, ce fut le passage d'un bras, pour essuyer lui-même son visage. Cette concession enchanta sa majesté, qui évitait ainsi qu'une main profane puisse se vanter de s'être appliquée sur son auguste face.
Source : Gallica

Pierre-Casimir Ordinaire Aix en Savoie et ses environs pendant la saison des eaux (1840)

Cinq mille étrangers, tant baigneurs que passagers, qui s'arrêtent à Aix, forment dans l'espace de quatre mois un revenu net de vingt mille francs par an, que le gouverneur de Chambéry met dans sa poche, dit-on, comme rémunération de sa surveillance.
Votre passeport retiré, vous payez votre pension ; après la pension, survient le sècheur; après le sècheur, les domestiques de l'hôtel; après eux, le décroteur. Le perruquier, auquel vous devez une barbe, n'oublie pas de venir vous souhaiter un bon voyage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature