Résumé

concours beurrier de Rouen, 30 mai-2 juin 1907 (1907)

Il ne s'agit pas, en effet, dans tout ceci, d'opérations de laboratoire, comme on est trop souvent tenté de le supposer, et cela est fort heureux, car dans les laboratoires on n'a jamais fait de bonne bière, ni de bon vin, ni de bon beurre, ni de bon fromage. L'industrie en produit tous les jours; quand elle sait ce qu'elle fait, quand elle voit où elle va, l'industrie en général ne connait pas d'obstacles; celle du lait, en particulier, du moins c'est mon opinion, est en passe d'acquérir cette sécurité dans ses méthodes, qui est le prélude d'un développement rapide.
Source : Gallica

concours beurrier de Rouen, 30 mai-2 juin 1907 (1907)

La fabrication industrielle peut réaliser en principe toutes les conditions de température, de propreté, de pureté de fermentation que nous venons d'examiner; dans la pratique, il n'en est jamais ainsi; nous verrons pour quelles raisons. Mais elle ne peut pas faire porter la fermentation lactique sur la masse totale du lait: c'est là que réside son infériorité; tout ce qu'elle peut faire, c'est de se rapprocher autant que possible des conditions de fermentation que réalise l'écrémage spontané, en conservant dans la crème une plus grande quantité de lait.
Source : Gallica

concours beurrier de Rouen, 30 mai-2 juin 1907 (1907)

Le lait est en quelque sorte une matière vivante, qui présente les caractères propres de l'animal qui l'a produit. Avant tout et bien que susceptible de subir de multiples influences, le lait reste fonction des aptitudes individuelles. C'est bien la raison essentielle des grandes épreuves pratiques que sont les concours beurriers et dont l'objet
est précisément de rechercher les meilleures aptitudes individuelles, en vue de les perpétuer par voie de sélection.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature