Résumé

Édouard Pinet Le Culte de Ste Geneviève à travers les siècles… (1903)

Le samedi 3o juin, dit le Journal de Barbier, commencèrent les processions des paroisses qui allaient d'abord à Notre-Dame et ensuite à Ste-Geneviève.
Je n'ai jamais vu de processions si pieuses et si solennelles, pour la quantité de peuple et des meilleurs bourgeois et bourgeoises qui suivaient; aux processions des Fêtes-Dieu, il n'y a personne en comparaison.
Jeudi 5 a été faite la procession de la Châsse de Ste Genevieve, cérémonie des plus solennelles du royaume.
La rue St-Jacques était remplie de tout ce qu'il y a de gens de qualité ; il y avait un monde surprenant.
Source : Gallica

Édouard Pinet Le Culte de Ste Geneviève à travers les siècles… (1903)

Il envoya un de ses aumôniers, l'abbé Le Camus, depuis évêque de Grenoble, demander à l'Abbé de Sainte-Geneviève, non pas une procession, mais seulement la descente de la Chasse. Grand émoi à l'Abbaye. La chose était sans exemple, aucun précédent.
Ça ne s'était jamais fait. On n'avait pas de temps à perdre en délibérations, l'Abbé était en tournée de visite des maisons de l'ordre, la reine se mourait, on crut pouvoir « sans tirer à conséquence » passer par-dessus les règles ordinaires et accorder la descente pour obtenir du ciel la conservation d'une vie si nécessaire à l'Etat.
Source : Gallica

Édouard Pinet Le Culte de Ste Geneviève à travers les siècles… (1903)

Les anciens livres de l'abbaye de Sainte-Geneviève nous apprennent que la Châsse de notre sainte patronne était autrefois portée en procession par les religieux revêtus, tantôt de leurs surplis seulement, tantôt de chapes précieuses, bien que les autres religieux eussent toujours, en cette cérémonie, leurs chapes noires par-dessus, sans doute, disent les vieux manuscrits, en signe de cette pénitence dont ils devaient avoir les sentiments au cœur pour apaiser la colère de Dieu.
Source : Gallica

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