“ Jeanne ? doutes-tu du choix de sir Arthur ? Toi-même affirmes qu’il ne se trompe jamais. Eh bien, j’affirmerai la même chose maintenant, car Jeanne est un trésor. Tu ne la connais pas, Guillaume ; tu n’as vu en elle qu’une pauvre orpheline à secourir ; tu lui sais gré des soins qu’elle t’a donnés dans ta maladie, des nuits qu’elle a passées, infatigable et toujours pieuse et calme comme un ange, à ton chevet ; enfin tu la regardes comme une servante fidèle et dévouée. ”
Jeanne
Définition et enjeux
Jeanne, personnage central de plusieurs récits littéraires, incarne fréquemment la vertu, la force morale ou la résistance face aux défis sociaux. George Sand, dans ses œuvres, la représente comme une jeune femme remarquable, à la fois dévouée et autonome, capable de remettre en question les normes.
Alexandre Dumas met en évidence sa complexité, mêlant intelligence aiguisée et noblesse, tandis qu’Antoine de Latour évoque son rôle symbolique dans une poésie touchante. Ces différentes interprétations révèlent une silhouette versatile, liée à des thèmes tels que la famille, la liberté ou la spiritualité, et ancrée dans un univers de personnages et de conflits narratifs.
Citations sur “Jeanne”
George Sand,
Oeuvres de George Sand.... La comtesse de Rudolstadt…
“ Jeanne, si j’étais amoureux de toi ?... — Oh non ! non, ça n’est pas, mon parrain ! dit Jeanne en baissant les yeux avec tristesse ; c’est la maladie qui vous fait dire ça. — Eh bien ! oui, c’est la maladie qui me le fait dire : la fièvre est comme le vin, elle nous fait dire ce que nous pensons. — Il ne faut pas me traiter comme ça, mon parrain, dit Jeanne d’un air sévère malgré sa douceur, je ne l’ai pas mérité. — Ainsi tu me repousses, tu me hais ! — Est-il possible, mon Dieu ! dit Jeanne en cachant son visage baigné de larmes, dans son tablier. ”
Antoine de Latour, Pèlerinage aux pays de Jeanne d'Arc… (1880)
“ Mais, ô Jeanne! hâte-toi; l'orage se rapproche, Et tu ne voudrais pas qu'on vît une autre fois, Abandonné de tous, un peuple sur la croix De sa misère au ciel jeter le long reproche. Elle ne viendra pas ; on ne voit plus chez nous, Depuis longtemps déjà, les anges redescendre; Mais Dieu peut envoyer, s'il ne veut nous la rendre, Son génie à nos chefs et son âme à nous tous. Qui donc réserves-tu, Seigneur, dans ta pensée, A l'honneur de porter sa bannière au combat? — Celui qui d'un bras fort, d'un cœur que rien n'abat, La prendra sur l'autel où Jeanne l'a laissée ! ”
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