Charles Ferdinand Ramuz,
Aline
“ La grange était haute comme une église ; on voyait le foin, la paille et, en montant dans l’ombre, le dessous des tuiles et les lattes du toit qui descendaient en pentes égales jusqu’au faîte des murs où le jour passait ; on entendait, dans l’écurie, le ruminement des vaches et le bruit des chaînes ; le foin qui fermentait sentait acide ; et, par la porte, le jour blanc brillait comme une plaque d’argent. Julien enfonça ses mains dans ses poches. Il se sentait solide sur ses talons. On disait dans le village : « Pour un beau parti, c’est un beau parti. » ”
