Paul Chack,
Hoang-Tham, pirate
(1933)
“ Les yeux du Dé Tham commencent de papilloter, mais Phuc sait bien que c'est l'instant où l'ouïe, aiguisée par la drogue, atteint son extrême finesse. Lorsque les grenouilles interrompent, pour un moment, leur tumulte d'amour, il perçoit lui-même et reconnaît les cent mille bruissements de la forêt proche et distingue aussi le battement cadencé que font les esprits mauvais, les diables, les ma-coui qui dansent sur le terre-plein du fort. Tham, plus jeune et toujours aux aguets, se défiera de tout mouvement insolite. Mais le vieillard a tout préparé. ”
