Henri Godbarge, Heckueyre ou Les débuts d'un artiste… (1949)
“ C'était le tour d'Heckueyre. Il entra, assez impressionné. Euphraste, animé, le teint coloré, échauffé par la conversation, tira sa montre selon son habitude, sursauta : — Je suis en retard. Voyons, pressons les choses. A propos, vous êtes vous-même horriblement en retard, mon petit ami. J'attends depuis une semaine ces plans. Vous travaillez vraiment lentement, péniblement, semble-t-il !... Ceci dit avec un regard qui toisait Heckueyre depuis les pieds jusqu'à la tête. Celui-ci déjà se contenait avec peine. La colère le gagnait peu à peu. Il évita de répondre. ”
