“ C’est ainsi. Je ne vois pas Madame Vernet ; je vois la situation que nous nous sommes faite, la vie qui se prépare aux événements indevinables, l’adultère qu’il faudra consommer. Quand Madame Vernet, à un bruit de pas dans l’escalier, se sauve et m’envoie un baiser de toute la largeur de sa main, je le lui renvoie machinalement, comme si je jouais au volant avec une petite fille, sans entrain, pour lui faire plaisir. ”
Madame Vernet
Définition et enjeux
Le thème de “Madame Vernet” a été abordé par des auteurs tels que Léon Lagrange, Nicolas-Joseph Dabert, Amédée Durande, Émile Fourcault de Pavant ou Jules Renard. Il est souvent associé à des termes comme Henri, Monsieur, Joseph, la peinture ou Paris.
Citations sur “Madame Vernet”
“ Monsieur Vernet nous surveille. Nous ne flirtons qu’avec des clins d’yeux, des chuchotements, des pressions de bras ou des frôlements de hanches. Nous jouons « à celui qui courra le plus fort ! » J’enlève prestement Madame Vernet quand je l’attrape, et je sens son corps peser sur moi. Elle court mal à cause de ses robes et de ses coudes, et plus on est près d’elle, moins elle court vite. ”
“ Madame Vernet sera sage, et dira : — « Je remercie le hasard, qui me l’avait envoyé et me le reprend. Notre brève aventure se termine bien ; une femme honnête n’en rougirait pas. Je souffrais des nerfs, de la sensibilité : ils se calment... Je connais au fond de moi un coin rafraîchissant où je pourrai me retirer loin de mon mari, quand j’aurai besoin d’être seule. Il faut des souvenirs à une femme qui vieillit. J’en ai fait ces temps-ci provision. J’ai été tentée de me mettre au café, et je vois que je me contenterai d’un canard. » Ainsi songera Madame Vernet dans une buée de mélancolie. ”
“ Je ne me hâte pas vers l'inévitable fin, vers le moment où je serai l'amant obligatoire de Madame Vernet, vers l'irrémédiable. Il est heureux que Monsieur Vernet soit, comme on dit, constamment sur notre dos, et je voudrais lui garder toujours une affection sans trouble, une estime sans réticences. Je suis comme les autres. Il n'y a encore que les bons sentiments pour me réconforter. ”
“ Chaque matin, Madame Vernet vient chercher des nouvelles de son roman. J'ai pris au lycée l'habitude de dormir, avec l'air de lire mon livre, les coudes cimentés sur la table, le menton au creux de mes mains. Encore aujourd'hui, il me suffit de m'asseoir dans cette attitude pour provoquer le sommeil. Madame Vernet s'y trompe. Elle attend que j'aie fini de travailler, que je me réveille, retient son souffle et ses gestes, en arrêt sur mon inspiration, coite comme une perdrix surprise. ”
“ Monsieur Vernet s’y trompe lui-même. HENRI Vous aimez les tableaux ? MONSIEUR VERNET J’en raffole. Et il cause peinture de façon à faire pleurer un peintre, car dès qu’il a dit : « Est-ce rendu ? hein ! » son sens critique s’arrête net, comme pris dans une ornière, embourbé. C’est surtout devant moi que Monsieur et Madame Vernet se font petits, en s’opposant l’un à l’autre. Ils rivalisent d’humilité. Mais Madame Vernet est de première force. Elle porte la culotte sous sa robe : on ne voit rien. Le ciel ne lui a pas donné d’enfants, sans doute parce qu’elle avait déjà un mari. ”
“ J'ai mes crises comme vous, Madame Vernet, mais j'en viens à bout. C'est fini, ne vous fâchez pas.Ne vous fâchez pas, Marguerite. La tentation a été forte. Je me suis cru en partie fine, dans une baignoire. Mais vous avez de la chance: je suis un brave garçon.Ne vous fâchez pas non plus, Monsieur Vernet: je respecte tout ce qui vous est cher. De quelque côté que j'aille, il y a danger. J'aime beaucoup votre femme et votre nièce, mais mon bras paralysé refuse d'atteindre au bonheur. Je fais un rêve, et je me dis: «Cette fois, ce n'est pas un rêve!» et toujours c'en est un. ”
Jules Renard,
Les oeuvres complètes de Jules Renard…
(1925-1927)
“ MADAME VERNET Moi aussi. MONSIEUR VERNET Ma chère femme, tu m'étonnes ! mon idée était la tienne. Ça ne te va plus. Pourquoi ? (Madame Vernet s'éloigne.) Oh ! Julie, tu es fâchée ? MADAME VERNET Non, mais regarde M. Henri. MONSIEUR VERNET Tu ne le connais donc pas encore ? Si on ne lui offre jamais Marguerite, il ne la demandera jamais. HENRI Mes amis, mes chers amis, je ne me pardonnerais pas votre première querelle. Je ne sais si je me marierai un jour, et j'ignore s'il me faut une femme supérieure, inférieure ou égale, riche ou pauvre, blonde ou brune. ”
“ J’entendais marcher Madame Vernet, et je fus pris d’une curiosité polissonne. J’aurais bien creusé un trou dans le plancher ; mais, outre qu’on ne perce pas un plancher avec une aiguille, écouter me suffirait et me compromettrait moins auprès de ma conscience inégalement délicate. Ma bougie soufflée, la respiration contenue, les pieds nus, je me mis à plat ventre, et, le front collé au parquet, sur une jointure, je suivis Madame Vernet de l’oreille. Cela ne gênait personne. Un son me faisait deviner une scène, et parfois tout mon corps tressaillait onduleusement. ”
“ J'entends alors Monsieur Vernet:—«Vous êtes l'amant de ma femme et vous êtes l'amant de ma nièce!»Je sens sa lourde main sur mon épaule.Oh! je me forme petit à petit.L'humeur et le pays parcouru changent. Chacun des ressauts du wagon casse un des fils qui me retenaient là-bas; celui-ci me mettait en communication avec l'amour gris-tendre de Madame Vernet, celui-là avec l'innocent éveil de cœur de Marguerite, cet autre avec les bons repas, la table, le lit hospitaliers.Tous se brisent. Les bouts s'accrochent à mon âme, et je pourrais la secouer comme un tablier de couturière. ”
“ MONSIEUR VERNET C’est un homme de quarante ans, un peu raide et lourd, convenablement vêtu. On sent qu’il n’a pas lui-même soin de sa personne, qu’il ne s’habille pas seul. Madame Vernet le boutonne, l’épingle, le peigne. Rarement un jour se passe sans que la raie, droite et pure, se défasse, et que la cravate remonte. Mais Monsieur Vernet est incapable de « revenir sur sa toilette », et il semble, pour cette raison, plus distingué le matin que le soir. ”
“ Et pourquoi ne s’aimeraient-ils pas ? Vais-je m’imaginer que Madame Vernet, en apparence très loin de son ménage, y fait une fausse rentrée par coquetterie ? Il faut que je perde l’habitude de dire, enveloppant, comme une chose à cacher, ma bêtise ignorante dans une expression dédaigneuse : — « Je connais la femme : c’est un logogriphe, un écheveau ! » Madame Vernet est une femme simple, qui aime son mari, simplement, à la papa. Monsieur Vernet a d’énormes biceps, roulants et grondants presque, quand il raidit et reploie son bras, comme un animal ennuyé ouvre et referme sa mâchoire. ”
“ MADAME VERNET Déjà ! MONSIEUR VERNET Je me lie rapidement avec ceux qui me plaisent, et je me délie, avec la même rapidité, aussitôt qu’on me déplaît. Je déteste les bonjours et les bonsoirs qui n’en finissent plus. ”
“ « Ah ! ce Monsieur Henri ! » Il me croit connaisseur. Mes admirations pour la femme sont un hommage au goût du mari. Si nous étions seuls, je lui taperais sur l’estomac, et il me raconterait des saletés. Et Madame Vernet s’excite de son côté. Elle lui porte une solide, sincère affection. Dans ses moments de « papillons noirs, — qui n’en a pas ? » — elle s’appuie sur la force et se confie en la franchise de ce brave homme. ”
“ Il va falloir déguerpir. Mais je ne regrette pas seulement Madame Vernet ; je regrette encore ce bien-être, cet état d’esprit où je me sentais chez moi, cette aisance des gestes et de la parole, ces chatouillements à ma vanité, cette admiration crédule que je savourais, la bouche en suçoir. ”
“ Un petit salon qui prouve que, si M. Vernet est riche, madame Vernet a du goût. Baie à droite, porte au fond ; à gauche, drapé sur un chevalet, le portrait de madame Vernet. M. Vernet se promène. Madame Vernet range un dernier tiroir. SCENE I MONSIEUR VERNET, MADAME VERNET.MONSIEUR VERNET As-tu donné des ordres à Honorine } MADAME VERNET Oui. Tu es sûr que M. Henri viendra ? MONSIEUR VERNET Il me l’a promis, à la salle. Je Im ûi dit que nou5 allions quitter Paris deux mois. Il veut nous serrer la main avant notre départ. ”
“ Un mouchoir imbibé d'eau fraîche éteint les dernières piqûres de rouge aux paupières de Madame Vernet.henriAllons, faites la paix.Je pousse Monsieur Vernet et lui donne de petites tapes dans le dos.Sur la pointe du pied, en équilibre instable, il résiste et ne comprend pas.henriMais allez donc! Seriez-vous implacable?Du doigt, je lui désigne un point sur la joue de Madame Vernet entre le coin de la bouche et le lobe de l'oreille.monsieur vernetComment! vous voulez?henriMais oui. Quel homme ulcéré vous faites! Il est l'heure de vous désenvenimer. Je crois que vous rougissez. ”
Jules Renard,
Les oeuvres complètes de Jules Renard…
(1925-1927)
“ MADAME VERNET Demain soir à Paris ! MONSIEUR VERNET Je t'expliquerai, c'est un homme exquis. Il ne pouvait plus rester. Après un entretien fraternel, nous avons décidé ce départ tous deux. Il n'y avait pas autre chose à faire ; je t'expliquerai. MADAME VERNET Oh ! je sais... Pauvre garçon ! MONSIEUR VERNET Regarde. Cruz met à la voile. Henri embrasse Marguerite... pas Pauline... Il agite la main vers nous. Disons-lui adieu. Adieu ! adieu ! Dis-lui adieu, Julie... Mais qu'est-ce que tu as, toi aussi ? MADAME VERNET Ça me fait de la peine. ”
“ Le fond est-il de sable ou de rocher, tapissé d’herbes serrées ? J’avancerai à tâtons. Qu’est-ce que je suis venu faire ici ? Je dîne bien et souvent. Je dis des vers à la satiété de tous. Mais ne dois-je pas à mon éducation littéraire et aux exigences du monde de coucher avec Madame Vernet ? Tous les amis d’une femme sont ses amants. Chacun sait cela. Témérairement je m’efforce de le faire entendre à Monsieur Vernet : — « Entre un homme et une femme, l’amitié ne peut être que la frêle passerelle qui mène à l’amour ! » Monsieur Vernet, inquiet, ne répond rien. ”
Jules Renard,
Les oeuvres complètes de Jules Renard…
(1925-1927)
“ MONSIEUR VERNET Un beau mariage est une position. Oh ! Julie, aurais-tu fini par prendre, à force de vivre avec un bourgeois, comme moi, mes idées bourgeoises ? MADAME VERNET Mais, Victor, j'y aurais gagné. Tes idées, tu le prouves ce soir, sont de bonnes et belles idées généreuses ; je t'en félicite. MONSIEUR VERNET. Il embrasse madame Vernet. Tu sais bien que c'est toi qui me les as données. (On sonne.) Le voilà ! MADAME VERNET Ce doit être plutôt ma soeur avec notre nièce. MONSIEUR VERNET Non, non. C'est un coup de timbre d'homme d'épée, ça ! Et Honorine ne va pas ouvrir ! ”
“ Alors mon mari m’a grondée, alors je lui ai dit que c’était pour rire. Il m’a répondu qu’on ne plaisantait pas avec ces choses-là, que je vous avais fait de la peine, qu’il en était sûr, qu’il l’avait bien vu. Madame Vernet a le hoquet. Les mots sortent difficilement, un à un, et elle multiplie les « alors » en petite fille ânonnante. J’hésite. La délicatesse de Monsieur Vernet me touche, si les larmes de Madame Vernet me chagrinent. ”
“ me demanda Madame Vernet comme nous passions en grande vitesse sur un pont qui grinçait de jouissance dans tous ses fers.Je lui dis:—«Oh! moi, j'ai le physique lâche!» ”
“ Puis j’entreprends l’éloge de Monsieur Vernet et je vante son bonheur. MADAME VERNET À propos, j’ai reçu une lettre : il arrive demain avec notre nièce. Vous verrez Marguerite, un enfant, mais un gros enfant. À seize ans, elle est plus grande que moi. Je ne mettrais pas son corset et je ne trouve pas le bout de ses bottines. Il vous faudra jouer avec elle, vous dévouer, redevenir petit garçon. Elle vous donnera des coups de poing, vous fera des bleus, vous posera des questions. Vous me relaierez, car elle me fatigue : impossible de penser à côté d’elle ! ”
“ «Il est temps! Il est temps d'empoigner cette femme, de la serrer sur ton cœur, de la vider pour la rejeter ensuite. Il est temps de tromper Monsieur Vernet. Peut-être en mourra-t-il. Mais il est temps de t'installer à sa place, de lui voler sa femme en mangeant sa soupe. Il est temps d'être misérable pour de bon, car c'est fini de rire.«En outre, prépare-toi à tout, car ce brave homme de mari peut, au lieu de larmoyer, prendre un revolver et te casser la tête. Cela arrive. Assez rêvassé. Vis! Fais vite!»Madame Vernet s'impatiente; elle me serre le bras fortement. ”
“ Madame Vernet ouvre la fenêtre, et, tout de suite, ce qui des étoiles surprend le plus Monsieur Vernet, c’est leur quantité. — « Si j’avais autant de pièces de vingt francs, je ne serais pas ici. » Mais la destinée même des étoiles préoccupe Madame Vernet. Elle voudrait savoir s’il y a du monde dedans ; et si quelqu’un lui affirmait que « oui », elle serait plus tranquille. HENRI Celle que vous regardez n’existe peut-être plus. ”
“ À son tour, Monsieur Vernet marche à reculons. Il fait nuit, mais les tournants de l’escalier nous sont connus. Enfin nous arrivons sur le palier. La lune nous éclaire maintenant. Monsieur Vernet remplace une de ses mains par un genou, ouvre la porte, et nous déposons Madame Vernet sur le lit. Elle pleure toujours et se laisse faire. HENRI Faut-il allumer une bougie ? MONSIEUR VERNET Pourquoi ? Il a raison : la lune entre par les deux fenêtres à flots lumineux, et blanchit nos visages. MONSIEUR VERNET Aidez-moi. Il défait le corsage. Je délace les bottines. ”
“ Elle m’avoua qu’elle ne les connaissait pas, et, loin de me redresser avec la mine sévère et condoléante du monsieur qui découvre une ignorance, j’eus la lâcheté de dire : — « Tant mieux pour vous ! » la lâcheté de le répéter et de commencer l’éloge de la femme qui ne sait rien. Mais Madame Vernet : — « Une femme doit avoir au moins quelques notions d’histoire et de géographie. » ”
“ Monsieur Vernet trouve qu'il n'y a que moi pour avoir des idées pareilles, et Madame Vernet, tellement courbée en deux qu'on ne voit plus que son dos, pouffe, avec une sorte de jappement continu. XIV COSMOGRAPHIEEt c'est tout. Nos conversations reviennent les mêmes. Le plus souvent, je prends la parole, et, tandis que mes dents s'amusent d'un Palmer, ma bouche s'emplit et se vide de mots. Les notes que je repasse tous les deux ou trois jours me sont alors très utiles. Elles condensent ce qu'un jeune homme doit savoir pour paraître supérieur. ”
“ Dans deux jours il serait là, et je n'avais encore tiré aucun parti de la solitude. Je désirais Madame Vernet, je craignais de ne pas réussir, je redoutais son mari, et, tout en estimant qu'il serait plus crâne de l'attendre, je me blâmais sévèrement à cause du temps perdu. ”
Madeleine Vernet,
Maître Calvet : roman du terroir normand
(1937)
“ La nuit était tombée quand Mme Joly rentra. — Ton père vient, ma Fernande, il me suit ; il sera là tout à l'heure. — Mon Dieu, mon Dieu, fit-elle ; il vient, madame Joly ? — Oui, ma fille, rassure-toi. Le coup a été rude, il a pleuré. Mais à présent, il est calme ; il t'aime, vois-tu, et son affection pour toi est plus forte que tout. Des pas sur le seuil, et la porte s'ouvre à nouveau. Le garde de Bréval est là. — Fernande ! dit-il. — Oh ! papa, papa, pardon, murmure la pauvre fille. ”
Madeleine Vernet,
Maître Calvet : roman du terroir normand
(1937)
“ Ma brave madame Calvet, il n'y a rien à attendre de ce garçon-là. Et comme elle le regardait, interrogative : — Il n'épousera jamais Zéfine, et croyez-moi, cela vaut mieux. Je l'ai vu sous un aspect peu recommandable. Enfin, il a peut-être des circonstances atténuantes, si tout ce qu'il m'a dit est la vérité. — Y' n' veut pas faire son d'voir, alors ? dit encore la mère, partagée entre la joie de garder sa fille, et la honte de cet enfant sans père qui allait venir. — Il ne le veut pas et prétend ne pas le pouvoir. Que le Bon Dieu lui pardonne. ”
Madeleine Vernet,
Maître Calvet : roman du terroir normand
(1937)
“ Les péchés de jeunesse n'entachent pas un homme. Naturellement, la nouvelle des accordailles se répandit au village. Fernande l'apprit comme les autres et son cœur se serra. C'était l'abandon définitif, le reniement de l'enfant. Le petit Philippe ne connaîtrait jamais l'affection, la protection d'un père. — Il aura son grand'-père, ma fille, lui dit Mme Joly pour la consoler. Le visage de Fernande prit une expression douloureuse. — Oh ! Madame Joly, dit-elle, j'ai grand peur que papa ne voie pas grandir Philippe. — Que dis-tu là Fernande ? s'exclama la couturière. ”
Termes connexes
Auteurs ayant écrit sur “Madame Vernet”
Léon LagrangeNicolas-Joseph DabertAmédée DurandeÉmile Fourcault de Pavant
Jules Renard
Madame de Staël
Madeleine Vernet
Denis Diderot
Germaine de Staël-Holstein
Édouard Montagne
Jean-Joseph TaillassonCharles ClémentT. FauconHippolyte Mazier du HeaumeÉléonore-Adèle d'Osmond BoigneMusée Rath
Théophile Silvestre
Gustave de ReisetCélestin Hippeau
Jules Verne
