Marie de Gournay

Définition et enjeux

Mario Schiff,  La Fille d’alliance de Montaigne…

“ Les arguments d’Anne-Marie ne diffèrent pas beaucoup de ceux de Mademoiselle de Gournay, mais ils sont présentés avec plus de tact, avec moins de fantaisie, moins d’enthousiasme aussi. On devine derrière cette façon modérée de polémiser une personne plus modeste et peut-être plus érudite que Marie de Gournay, mais on sent aussi qu’elle est moins personnelle, moins passionnée et que le beau feu sacré de la docte Française lui fait défaut. ”
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Mario Schiff,  La Fille d’alliance de Montaigne…

“ Sur ces deux points Marie de Gournay s’écarte de son maître qui faisait, on le sait, peu de cas des femmes, et qui s’observait sans prétendre d’ailleurs s’imposer aux autres.
Les passionnés et les sincères ont toujours été une proie facile pour les moqueurs. Bas-bleu, féministe, éprise de ses chats, polémiste imprudente, amie des missionnaires, Marie n’avait même pas, pour se défendre, la beauté qui fait que les hommes pardonnent parfois aux femmes d’aimer ce qu’ils n’aiment pas.
”
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Mario Schiff,  La Fille d’alliance de Montaigne…

“ Ce qui avait plus que toute chose frappé Marie de Gournay chez l’auteur des Essais, c’était la liberté et la tranquille assurance avec laquelle il parlait de soi, s’interrogeait et se décrivait, se prenant pour le type même de l’homme. Elle l’imite sur ce point avec docilité, parlant d’elle sans cesse quand elle ne parle pas de lui. Il y a des moments où l’on pourrait croire qu’elle se prend pour Montaigne : il n’est plus pour elle qu’un prétexte heureux qui lui permet de se mettre en avant. ”
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