Paul Buessard, Le poëme philodéonique
“ Sois mère par le cœur, vierge par la vertu. Ainsi de tes parents tous les longs sacrifices, Le si pur dévoûment, dans l'avenir leur foi, En ton cœur tout le bien germé sous leurs auspices Seront perdus pour eux comme oubliés par toi, Tu paieras leur amour par ton ingratitude, De tous les jours leurs soins par un froid abandon ; De t'appeler, te voir, ils avaient l'habitude, Ce n'est plus qu'en pleurant qu'ils redisent ton nom. Oh 1 je comprends qu'une orpheline, Ou que de ses parents un enfant détesté, S'absorbe dans le sein de la bonté divine, Cherche dans un couvent un sort mieux abrité. ”
