Antoine Mathivet , Revue des Deux Mondes
“ Jamais un Hindou ne tue un serpent. Le coin de la pagode ou de la maison, le nid de fourmis ou le bosquet où la bête rampante a fixé sa retraite devient un lieu de culte et de pèlerinage où l’on apporte du lait, du beurre clarifié, des grains de riz, et devant lequel on prononce les formules sacrées, des mantrams remplis de déférence et de respect. Les femmes stériles et celles qui n’ont point d’enfant mâle, épouses déshéritées qui sont l’objet d’une pitié voisine du mépris, vont se prosterner près du nid du serpent avec leurs offrandes, et elles attendent qu’il se montre à leurs yeux. ”
