Henri-Léon-Marie-Joseph Libermann, Ce qu'a vu un officier de chasseurs à pied… (1916)
“ Les faisceaux fornés, les hommes au repos, les lieutenants Mazurier et Pouillon rejoignent le capitaine qui arpente pensif le front de son unité. - Voici le moment solennel, mes enfants, dit-il brusquement. Comme moi, vous devez comprendre toute la gravité, ressentir l'émotion, mais aussi la fierté de l'heure présente. Nous venons de quitter nos familles. Pour beaucoup d'entre nous peut-être, pour quelques-uns certainement, les reverrons-nous jamais? Une nouvelle vie commence; maintenant, c'est le sacrifice quotidien qui s'impose; qu'importe, puisque la France nous appelle. ”
