Henri Sancey

Élements biographiques

Henri Sancey Contribution à l'étude clinique du bornyval… (1907)

Gette femme a beaucoup travaillé, sans excès toutefois, et a mené une vie conforme aux règles courantes de l’hygiène. D’un caractère très sensible, elle jouit cependant d'une très bonne santé jusqu’en l’année 1887, où elle perd son fils alors âgé de 12 ans, d’une néphrite scarlatineuse. Elle en conçoit un chagrin tel qu’elle doit garder le lit pendant trois mois, ne dormant pas, ne mangeant presque plus et en proie à une tristesse inconsolable. Cette grande douleur morale l’affaiblit énormément et fait apparaître chez elle des crises de nerfs et des palpitations de coeur.
Source : Gallica

Henri Sancey Contribution à l'étude clinique du bornyval… (1907)

Lors d'un nouvel accès, la malade commence à absorber, tous les jours (pendant trois jours) , quatre capsules de bornyval ; d’abord sans effet. L'accès se passa comme les précédents. Au retour de la semaine des règles, elle prit, avant l’apparition du mal de tête, sept jours durant, trois capsules par jour. Elle ne ressentit les anciennes douleurs que pendant quelques heures et très affaiblies.
Source : Gallica

Henri Sancey Contribution à l'étude clinique du bornyval… (1907)

Le pouls était à 150, 155, elle se plaignait d’une angoisse précordiale très forte. Complète-ment découragée, elle s’inquiétait sans cesse de l’état de son coeur et avait la peur d’une mort subite.
A l’auscultation nous ne trouvons absolument rien comme lésions.
Frappé par le brillant et la fixité de son regard nous agitons un instant l’hypothèse possible d’un goître exophtalmique. Mais l’interrogatoire et l’examen plus approfondi de cette malade, nous convainquent rapidement que nous sommes en présence d’une névrose cardiaque pure, et d’une neurasthénie bien carac-térisée.
Source : Gallica

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