Résumé

Achille Caraby Histoire du bombardement de Péronne… (1873)

Dans tous les quartiers de la ville, c'est une promenade triste, désolée au milieu des décombres et des ruines fumantes. Ceux que le feu de l'ennemi n'a pas épargnés pleurent sur leurs maisons détruites; ceux qui y ont échappé se disent tristement : Demain ce sera notre tour. Partout c'est la désolation.
Dans l'après-midi, l'obusier de 22 du Château, par suite d'une charge exagérée, est renversé; il gît immobile au pied du talus intérieur. On le remplace le lendemain par un canon obusier de 12 à âme lisse.
A Ham, un fort convoi d'artillerie, venant de La Fère, passe à destination de Péronne.
Source : Gallica

Achille Caraby Histoire du bombardement de Péronne… (1873)

Un obus de gros calibre et une bombe de 22 vont, sans éclater, se loger dans la façade de l'Église où, longtemps, ils furent apparents.
Le Tribunal est criblé; les charpentes, les vitres, tout vole en éclats. Dix fois, le poste de secours de gardes nationaux placé près de là y éteint l'incendie.
Un clairon de francs-tireurs et le pompier Délimont, mort depuis, établis en permanence dans les magasins de M. Terlez, luttent de courage et de dévouement et, vingt fois avec les habitants du quartier, le préservent de l'incendie.
Source : Gallica

Achille Caraby Histoire du bombardement de Péronne… (1873)

Vers dix heures du matin, poussé par la curiosité, je m'avance jusqu'à la Couronne de Paris après avoir payé mon tribut d'admiration aux artilleurs mobiles de la pièce François. De l'extrémité du faubourg, on distingue parfaitement la manœuvre des artilleurs ennemis ; deux de leurs pièces se détachent et viennent s'établir dans les fonds du Petit-Flamicourt, à l'abri des oseraies et taillis croissant sur les bords de la Somme. De là, elles lancent sur les défenseurs du faubourg de Paris des obus à balles qui sifflent, éclatent et sèment en tous sens leurs nombreux proj ectiles.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature