Achille Caraby, Histoire du bombardement de Péronne… (1873)
“ Dans tous les quartiers de la ville, c'est une promenade triste, désolée au milieu des décombres et des ruines fumantes. Ceux que le feu de l'ennemi n'a pas épargnés pleurent sur leurs maisons détruites; ceux qui y ont échappé se disent tristement : Demain ce sera notre tour. Partout c'est la désolation. Dans l'après-midi, l'obusier de 22 du Château, par suite d'une charge exagérée, est renversé; il gît immobile au pied du talus intérieur. On le remplace le lendemain par un canon obusier de 12 à âme lisse. A Ham, un fort convoi d'artillerie, venant de La Fère, passe à destination de Péronne. ”
