Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les Dents du dragon, par Alphonse Karr (1869)

« Au moment où mourut madame Elisabeth, dit-elle, une odeur de rose se répandit sur la place de la Révolution... Ce qui n'est pas rare, ajoute-t-elle, à la mort des saints. »
Les derniers miracles n'ayant pas réussi, il serait bon d'en finir avec ce merveilleux. Les soutiens de l'Église, aujourd'hui, sont beaucoup moins guidés par la foi que par le désir de prendre leur part de son reste de puissance.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les Dents du dragon, par Alphonse Karr (1869)

Qu'est-ce que les réalistes? Qu'est-ce que le réalisme?
Y a-t-il d'abord des réalistes qui soient quelque chose dont on ne trouve pas l'équivalent dans les écrivains qui les ont précédés?
Parmi eux, comme parmi les autres, il y en a un petit nombre qui ont du talent, un nombre beaucoup plus grand qui n'en ont pas. Il y en a qui savent le français et d'autres qui ne le savent pas.
Lisez les ouvrages des plus forts d'entre eux et dites-moi si ça ne sent pas le Balzac un peu étendu d'eau plus ou moins claire, ou bourbeuse, le Balzac à faux poids, le Balzac sophistiqué.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les Dents du dragon, par Alphonse Karr (1869)

« Mourir en odeur de sainteté » voulait dire mourir avec une réputation de sainteté, comme « l'odeur des vertus », veut dire la renommée des vertus qui s'étend au loin comme un parfum. A la Convention nationale, un orateur dit, en annonçant la mort de Mirabeau : « Mirabeau est mort hier en odeur de patriotisme.. » L'amour du merveilleux a changé cela, et on veut aujourd'hui que les saints exhalent une odeur particulière extrêmement suave que l'on ne définit pas autrement.
Source : Gallica

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