Résumé

Ampélographie : traité général de viticulture… (1901-1910)

C'est en France et en Allemagne, dans les contrées septentrionales où l'incomplète maturité des raisins donne, trop souvent, des vins peu colorés et peu solides que son utilité a été reconnue et son emploi apprécié; c'est là que nous le rencontrons, signalé, dès la Renaissance, dans la Maison rustique d'Estienne et Liébault d'abord, en Bourgogne sous le nom de Bourguignon noir, et à Paris sous celui de Néraut, puis un peu partout, sous la plume des divers géoponiques qui ont traité de la vigne, sans pourtant jamais prendre, dans son extension croissante, une très grande importance culturale.
Source : Gallica

Ampélographie : traité général de viticulture… (1901-1910)

Grains, moyens, normalement ronds, mais souvent inégaux entre eux, parfois un peu allongés et comme déformés par suite de leur trop grand rapprochement ; à chair ferme, croquante, d'un blanc un peu bleuâtre, juteuse, très sucrée, à goût de musc très prononcé ; à peau un peu épaisse, consistante, se passerillant à extrême maturité, d'abord d'un vert jaunâtre, puis d'un jaune ambré, fleuri, se dorant, par degrés du côté du soleil et se couvrant enfin d'une poussière pointillée de brun roux, caractéristique; pépins peu nombreux, petits, nuancés de gris et de violet.
Source : Gallica

Ampélographie : traité général de viticulture… (1901-1910)

La peau du grain est mince et l'expose à la pourriture.
Ce nouvel accident issu, lui aussi, du Bouze semble, malgré l'accentuation de sa couleur, s'éloigner, plus que le Fréaux, du Teinturier du Cher et se rapprocher davantage du Gamay originel. Son vin n'est ni violacé ni âpre ; même avec un goût de terroir il est plus nettement Gamay que celui du Fréaux. Au point de vue cultural, on peut considérer le Fréaux hâtif comme un cépage intermédiaire entre le Fréaux et le Plant rouge de Chaudenay. Il tient de l'un et de l'autre ses avantages et ses défauts.
Source : Gallica

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