Véraison

Définition et enjeux

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine,  Sagesse

“ C’est pour Elle qu’il faut chérir mes ennemis,
C’est par Elle que j’ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de cœur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis.
Et comme j’étais faible et bien méchant encore.
Aux mains lâches, les yeux éblouis des chemins.
Elle baissa mes yeux et me joignit les mains.
Et m’enseigna les mots par lesquels on adore.
C’est par Elle que j’ai voulu de ces chagrins,
C’est pour Elle que j’ai mon cœur dans les cinq Plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l’invoquais, Elle en ceignit mes reins.
”
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Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine,  Sagesse (7e édition) (1914)

“ Dans ta cervelle ainsi qu'un troupeau dans un pré, Et les vices de tout le monde ont émigré Pour ton sang dont le fer lâchement s'étiole.
Tu n'es plus bon à rien de propre, ta parole Est morte de l'argot et du ricanement, Et d'avoir rabâché les bourdes du moment.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Verlaine Paul Verlaine,  Œuvres complètes de Paul Verlaine

“ Du lit s’écarte avec respect le matassin,
Le médecin du corps, en pareille occurrence,
Devant céder la place, Âme, à ton médecin.
La figure du Roi, qu’étire la souffrance,
À l’approche du fray se rassérène un peu,
Tant la religion est grosse d’espérance !
Le moine cette fois ouvrant son œil de feu,
Tout brillant de pardons mêlés à des reproches,
S’arrête, messager des justices de Dieu.
— Sinistrement dans l’air du soir tintent les cloches.
”
Source : Wikisource

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