Résumé

André Parmentier La cour du Roi Soleil : avant le règne de Louis XIV, formation de la cour et son installation à Versailles… (1909)

Dans ce concert d'éloges, Saint-Simon met seul une note discordante :
Le roi, dit-il, se plut à tyranniser la nature, à la dompter à force d'art et de trésors. Il y bâtit tout l'un après l'autre, sans dessin général; le beau et le vilain furent cousus ensemble, le vaste et l'étranglé. Son appartement et celui de la reine y ont les dernières incommodités, avec les vues de cabinets et de tout ce qui est derrière les plus obscures, les plus enfermées, les plus puantes. Les jardins, dont la magnificence étonne, mais dont le plus léger usage rebute, sont d'aussi mauvais goût.
Source : Gallica

André Parmentier La cour du Roi Soleil : avant le règne de Louis XIV, formation de la cour et son installation à Versailles… (1909)

Tout d'ailleurs concourait à assombrir la cour, les défaites de nos armées aux frontières, les deuils successifs dont la famille royale fut frappée, la misère du royaume; après la mort de la duchesse de Bourgogne, il n'y eut plus ni bals, ni mascarades; le roi ne goûta plus guère que les revues qu'il passait régulièrement de ses gardes-françaises et ses gardessuisses.
C'en est bien fini de la joyeuse fête où s'était si longtemps poursuivi le règne du Roi Soleil; les nuages les plus sombres ont terni son éclat; l'heure est proche où il va s'éteindre dans la nuit qui monte.
Source : Gallica

André Parmentier La cour du Roi Soleil : avant le règne de Louis XIV, formation de la cour et son installation à Versailles… (1909)

Leurs effets, qu'il faut pourtant beaucoup ménager, sont incomparables; mais, de tout, il résulte qu'on admire et qu'on fuit. Du côté de la cour, l'étranglé suffoque, et ses vastes ailes s'enfuient sans tenir à rien. Du côté des jardins, on jouit de la beauté du tout ensemble, mais on croit voir un édifice qui a été brûlé, où le dernier étage et les toits manquent encore.
La chapelle qui l'écrase, parce que Mansart vouloit engager le roi à élever le tout d'un étage, a de partout la triste représentation d'un immense catafalque.
Source : Gallica

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