Auguste Ducat

Résumé

Auguste Ducat La guerre en Afrique (1846)

Alors les mille coups de feu retentissant dans toutes les directions, les hourrah bruyants des Arabes, les vivat des spectateurs, le pêle-mêle des guerriers, leur costume antique, la terre qui frémit sous le galop rapide de cette cavalerie maure, le hennissement des chevaux, leur fougue magnifique à voir, et ce regard ordinairement calme des Bédouins, flamboyant à ce
moment - de toutes les fureurs de la guerre , toutes ces causes que je ne fais qu'ébaucher ici, font de la fantasia arabe un de ces spectacles dont nos évolutions militaires ne pourront jamais égaler le prestige.
Source : Gallica

Auguste Ducat La guerre en Afrique (1846)

Les prisonniers arabes n'ont-ils pas été dès lors traités avec bienveillance? leurs enfants n'ontils pas été l'objet de nos sympathies, leurs femmes toujours respectées ? Et parce que le genre de guerre qui nous est rigoureusement imposé en Afrique ordonne parfois l'incendie et le pillage, doit-on en conclure que c'est par un odieux calcul que nous nous montrons ainsi sévères? Ne sait-on pas qu'on ne peut atteindre les Arabes que par le mal que leur font nos razzias, et si alors nous sommes quelquefois forcés d'être impitoyables, doit-on crier à la barbarie?
Source : Gallica

Auguste Ducat La guerre en Afrique (1846)

Le ciel qui jusqu'à ce jour avait été constamment pour nous, le beau ciel d'Afrique se couvrit tout à coup des nuages de notre continent européen ; le froid commença à se faire sentir, et des pluies telles qu'on en voit seulement dans ces contrées, pluies torrentielles, dont on ne
peut se faire une idée en France, allaient nous assaillir; mais le moral de l'armée était excellent, et nous attendîmes les privations, le froid et l'orage avec l'insouciance railleuse qui distingue le soldat français.
C'est à Tiaret que nous connùmes la prise du lieutenant Lacotte par les tribus des Beni-Médiane.
Source : Gallica

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