Auguste-Joseph-Élie Machy

Résumé

Auguste-Joseph-Élie Machy Notice encyclographique sur Airaines (1852)

Ce château fut encore rebâti depuis, mais d'une manière incomplète, par le connétable de Luynes.
Depuis lors, Airaines cesse de figurer dans les pages de l'histoire, et s'éclipse pour faire place à des localités d'une illustration plus récente, qui s'éclipseront à leur tour pour faire place à d'autres; car le temps, comme l'a dit si poétiquement notre immortel chansonnier :
Sur cent premiers peuples célèbres, A plongé cent peuples fameux Dans un abîme de ténèbres Où tout disparaîtra comme eux.
Source : Gallica

Auguste-Joseph-Élie Machy Notice encyclographique sur Airaines (1852)

On a dû voir dans le cours de cette notice que notre pays a eu une importance plus grande que celle dont il jouit de nos jours; mais Airaines, malgré sa décadence actuelle, n'en a pas moins encore des droits réels et bien fondés à être le chef-lieu d'un canton, par son importance relative, par sa situation sur plusieurs routes, par son commerce et par son industrie. Il fut, comme je l'ai dit plus haut, le chef-lieu d'un bailliage, et d'un doyenné dont les circonscriptions comportaient autant d'étendue que deux à trois de nos cantons.
Source : Gallica

Auguste-Joseph-Élie Machy Notice encyclographique sur Airaines (1852)

Arena veut dire sable ; or, Airaines aurait été bâti sur le sable que le reflux de la mer apportait jusqu'en cet endroit. On pourrait s'appuyer, pour soutenir cette première hypothèse, sur ce que ce reflux se serait fait sentir jusqu'à Airaines et même à un kilomètre au-delà, au lieu appelé encore aujourd'hui le Mermont. La tourbe qui s'extrait dans ce dernier lieu viendrait encore à l'appui de cette opinion ; car tout le monde sait que la tourbe n'est qu'un détritus de toutes sortes de plantes marines qui acquièrent avec le temps la consistance et les qualités qui la distinguent.
Source : Gallica

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