Résumé

Augustin Canron Le Bienheureux Pierre de Luxembourg… (1866)

Quelques instants suffirent à Pierre pour comprendre tous les dangers qu'il allait courir au sein de la cour: il en conçut une vive douleur, et regretta même, comme le dit un ancien biographe, d'avoir obéi aux instances de Clément VII. « Hélas ! s'écria-t-il en soupirant, lorsque j'étois à Paris, il me sembloit être au ciel, parce que j'avois le temps de prier, au lieu qu'il me semble ici être en enfer, parce que je ne puis prier. »
Source : Gallica

Augustin Canron Le Bienheureux Pierre de Luxembourg… (1866)

Tel fut le commencement de ce schisme, que l'on appelle avec raison le grand schisme d'Occident. L'obstination des pontifes à conserver la tiare et la persistance des Cardinaux à leur donner des successeurs furent la cause de sa durée. Pendant quarante ans, il plongea la catholicité dans le deuil et la désolation, et il fallut un Concile oecuménique pour mettre un terme à cette funeste division. Ce concile se tinta Constance. Les papes rivaux abdiquèrent, et, par la voix des pères de cette sainte assemblée, l'Eglise se donna pour seul et unique pasteur Martin V, en 1417.
Source : Gallica

Augustin Canron Le Bienheureux Pierre de Luxembourg… (1866)

Mais Dieu ne laisse pas toujours ceux qu'il aime, languir sans consolation au milieu des tribulations et des larmes. Il daigna souvent adoucir , par l'effet admirable de sa bonté toute puissante, les douleurs et les épreuves de Pierre de Luxembourg. On lit au Procès de sa canonisation que le saint Cardinal fut bien des fois favorisé de célestes apparitions ; son humilité eut grand soin de dérober ces faveurs divines à la connaissance des hommes.
Source : Gallica

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