Résumé

Jacques Jeancard Vie de saint Martin, évêque de Tours… (1864)

L'art de guérir ne possédait aucun remède efficace pour ce pauvre esclave, qui, le corps tendu, les veines gonflées, était tombé tout à coup dans une torpeur voisine des derniers moments, tant le venin du reptile avait pénétré dans son sang avec rapidité et violence. Evanthius ne perdit pas pour cela l'espoir de sauver cette vie presque éteinte. Il prit lui-même l'esclave sur ses épaules, et alla le déposer aux pieds du saint. Rien, aux yeux de ce maître plein de foi, ne paraissait impossible à la vertu de Martin.
Source : Gallica

Jacques Jeancard Vie de saint Martin, évêque de Tours… (1864)

ÉVÈQUE DE TOURS. 85
commandait. On eût dit, selon l'image de Sulpice-Sévère, que ce sang et ce venin sortaient de la piqûre, comme le lait de la brebis sous la main qui presse sa mamelle. Dès l'instant l'esclave se leva complètement guéri, tandis que tous les témoins de ce fait, saisis d'une religieuse admiration, bénissaient le Seigneur qui avait donné une telle puissance à son fidèle serviteur.
On vient de voir que les relations de l'amitié furent l'occasion de faire éclater cette puissance pour la gloire de Dieu, et pour récompenser la piété et la vertu
Source : Gallica

Jacques Jeancard Vie de saint Martin, évêque de Tours… (1864)

Les guérisons miraculeuses apprennent à l'Italie la puissance du nom de Martin, et l'Italie rivalise de zèle avec les Gaules pour la gloire du lieu saint qui est à Tours. Il faut un historien à tant de faits prodigieux, et, saint Grégoire étant monté sur le siège épiscopal de Tours, ces faits sont fidèlement racontés par la plume qui retrace pour la postérité les grands événements de notre pays. Dieu veut que rien ne manque à l'édification des peuples relativement à l'intercession de saint Martin.
Source : Gallica

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