Résumé

Bailleux de Marisy L’Espagne, ses Finances et ses Chemins de Fer

Réviser les tarifs au contraire dans une proportion qui décourage la contrebande, c’est frapper d’un droit tous les objets qui pénètrent actuellement en franchise, et par conséquent encourager d’autant la production nationale. Réviser ainsi, c’est tenir le milieu entre la liberté absolue des échanges et cette prohibition barbare, dont l’abolition partielle, en 1849, pour tous les tissus de coton par exemple, n’a pas ruiné l’industrie de Barcelone, la seule qui en Espagne mérite vraiment le nom d’industrie.
Source : Wikisource

Bailleux de Marisy L’Espagne, ses Finances et ses Chemins de Fer

La richesse naturelle de l’Espagne, la situation arriérée où elle se trouve, permettent d’y tenter des affaires nouvelles à de meilleures conditions qu’en France, et c’est là, pour l’emploi du capital, une raison prépondérante. En outre, l’argent émigré reviendra accru de tout le bénéfice recueilli, ou même, s’il s’immobilise au dehors, l’intérêt exceptionnel perçu grossira le chiffre de notre épargne annuelle, cette base première de tous les progrès intérieurs.
Source : Wikisource

Bailleux de Marisy L’Espagne, ses Finances et ses Chemins de Fer

Sans doute cette tendance qui pousse une partie de notre propre capital à se porter au-delà des frontières peut rencontrer des contradicteurs. Il s’agit en effet, pour achever les chemins du Nord, d’Alicante, de Saragosse et de Cordoue, d’une dépense de 360 millions de francs au moins, et c’est là un chiffre important, sans compter les sommes que nous enlèvent la canalisation de l’Èbre, la construction des usines, l’exploitation des mines, qui sont entreprises aussi par des maisons françaises. Un tel capital ne serait-il pas mieux employé sur notre territoire ?
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature