Résumé

Berte,  Les menus d'un restaurant de Paris durant le siège… (1872)

“ Et lorsque le paysan ne voudra plus travailler que trois jours par semaine ; et lorsque le paysan ne voudra plus travailler que pour vivre, que ferez-vous, messieurs les boutiquiers, les bourgeois ? De quoi vous nourrirez-vous ? Et vous, messieurs des gouvernements, qui avez mission de protéger les peuples travailleurs, vous avez fait une grande faute, comme la révolution de 1848. Vous avez ouvert les portes à doux battants aux seigneurs et à messeigneurs les évoques sur la scène politique ; oui, voilà le fléau, voilà l'avant-garde de l'épidémie. La famine de la France est à nos portes. ”
Source : Gallica

Berte,  Les menus d'un restaurant de Paris durant le siège… (1872)

“ N'avons-nous pas honte de garder la guillotine dans un pays comme la France; de payer douze mille francs par an à un homme pour décapiter les autres ! Est-ce que le rouge ne nous monte pas au front de voir la planète dans l'impureté depuis le dix huit brumaire?
Prenez garde, messieurs les faux dévots, qui ne faites pas cas des lois de Dieu ! Les planètes sont lasses de voir les habitants de la terre s'entr'égorger pour une place d'argent ou pour quelques mètres de terre. La planète-terre appartient à tout le monde; personne n'a droit de posséder ni d'acquérir.
”
Source : Gallica

Berte,  Les menus d'un restaurant de Paris durant le siège… (1872)

“ Il est impossible que vous réduisiez la France au degré de l'Espagne. Et vous, messieurs les législateurs, faites entendre les sublimes et saintes paroles de : « Vive la République » ; proclamez du haut de la tribune la déchéance des rois. Ce jour-là, les nations de l'Europe répéteront le même cri de gloire; l'écho parviendra jusqu'à nous; la France reprendra son rang d'honneur, et les peuples auront confiance en vous. Vous pouvez sauver la France ; cela ne dépend
que de vous.
”
Source : Gallica

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