Résumé

Cordier Rapport sur les jurandes et maîtrises… (1805)

Si l'ouvrier qui forme l'établissement qui le constitue maître, n'est point assez habile pour réussir, il ne tarde pas à être forcé de renoncer à sa maîtrise, et son exclusion a lieu de la même manière que son installation : c'est la force des choses qui en décide, sans qu'aucune autorité s'en mêle. Est-il donc nécessaire qu'il y ait une institution qui l'agrège, qui exige de lui une rétribution, qui le surveille et qui le destitue, puisque tout cela se fait sans elle ?
La communauté donnera-t-elle des talens aux maîtres de sa façon, s'ils n'en ont pas?
Source : Gallica

Cordier Rapport sur les jurandes et maîtrises… (1805)

Où est donc l'utilité d'une corporation des marchands de vin ? Nous la cherchons dans l'état des choses, nous la cherchons même dans les statuts; et si la plupart des marchands de vin eux-mêmes veulent prendre la peine d'examiner ces statuts avec attention, ils n'y verront aucune espèce d'avantages pour eux, ils n'y verront qu'une jurande à payer, des visites et des persécutions à essuyer, une commission puissante à redouter, et tout cela pour qu'on ne puisse établir une boutique à côté de la leur.
Source : Gallica

Cordier Rapport sur les jurandes et maîtrises… (1805)

Les impôts mis sur le commerce et l'industrie, ne peuvent avoir pour but d'atteindre les commerçans, puisqu'ils acquittent comme consommateurs , comme propriétaires, comme citoyens, tous les impôts et toutes les charges de la société; ils ne jouissent, à cet égard, d'aucune espèce de privilège. Une taxe qu'on exigerait exclusivement des commerçans, ne serait donc autre chose qu'une exception au droit qu'ont tous les membres de la société à une répartition égale des devoirs qu'elle ordonne.
Source : Gallica

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