Résumé

D. Deléarde La participation des inscrits maritimes au droit des accidents du travail ou L'assurance des gens… (1906)

L'armateur, s'il avait entièrement à sa charge le risque professionnel, serait responsable du marin pendant tout le cours du voyage. Il aurait à le couvrir même contre les risques nautiques inhérents à toute navigation, contre les forces de la nature (1) . M. de Valroger ajoute encore que l'armateur supporte les frais de traitement et de maladie, les loyers du marin malade, les frais de rapatriement, et il déclare que si l'on maintient ces charges pour l'armateur, il serait excessif d'y ajouter encore la charge entière d'une pension d'infirmité.
Source : Gallica

D. Deléarde La participation des inscrits maritimes au droit des accidents du travail ou L'assurance des gens… (1906)

L'honorable député s'étonnait déjà de voir nos marins divisés en deux catégories : les uns jouissant du bénéfice de la loi, les autres s'en trouvant exclus. Il ne comprenait pas pourquoi les marins des paquebots, blessés dans leur travail, auraient pu recevoir l'indemnité légale et les matelots de pêche, n'y auraient pas participé. (Il n'était pas encore question de la loi devenue plus tard celle du 21 avril 1898 !) Et il déclarait que si l'un avait bien plutôt besoin d'être secouru, ce serait le marin-pêcheur.
Source : Gallica

D. Deléarde La participation des inscrits maritimes au droit des accidents du travail ou L'assurance des gens… (1906)

Pour ceux-ci, pas de retenue sur le salaire, aucune prime à payer et cependant au moment de l'accident, ils. touchent une rente pouvant atteindre les 2/3 de leur salaire ; à ceux-là, on demande le versement d'une primé, annuelle et ils touchent une pension dérisoire. S'il est vrai de dire que la loi a pour objet d'allouer aux marins Victimes d'accidents de leur profession le payement d'une rente, en cas d'infirmité permanente de travail et d'accorder à leurs veuves et à leurs enfants des secours viagers, il faut reconnaître que ce n'est pas sans un sacrifice de leur part.
Source : Gallica

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