Résumé

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Supplément aux Oeuvres de Diderot…

Il ne connaît pas la nature ; il n’a rien dans la tête, et c’est un mauvais peintre. Encore une fois, je ne me connais pas en dessin, et c’est toujours le côté par lequel l’artiste se défend contre l’homme de lettres. J’ai peur que les autres ne s’entendent pas plus en dessin que moi. Nous ne voyons jamais le nu ; la religion et le climat s’y opposent. Il n’en est pas de nous ainsi que des Anciens, qui avaient des bains, des gymnases, peu d’idée de la pudeur, des dieux et des déesses faits d’après des modèles humains, un climat chaud, un culte libertin.
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Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Supplément aux Oeuvres de Diderot…

Qu’il est bas ! qu’il est ignoble ! Pour vos femmes et le reste de votre composition, je conviens qu’il y a de la beauté, du caractère, de l’expression, de la sévérité de couleur ; mais mettez la main sur la conscience, et rendez gloire à la vérité. Votre Descente de Croix n’est-elle pas une imitation de celle du Carrache, qui est au Palais-Royal, et que vous connaissez bien ? Il y a dans le tableau du Carrache une mère du Christ assise, et dans le vôtre aussi. Cette mère se meurt de douleur dans Carrache, et chez vous aussi.
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Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Supplément aux Oeuvres de Diderot…

Il n’y a donc qu’une science vers laquelle les têtes pensives doivent se tourner à la Chine, c’est la morale, la police et la législation, dont l’importance est d’autant plus grande qu’une société est plus nombreuse. C’est là que l’on connaît le mieux la vertu et qu’on la pratique le moins ; c’est là qu’il y a plus de mensonges, plus de fraudes, plus de vols, moins d’honneur, moins de procédés, de sentiments et de délicatesse. Tout l’empire est un marché général où il n’y a non plus de sûreté et de bonne foi que dans les nôtres.
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