Edouard Grimaux

Résumé

Edouard Grimaux Revue des Deux Mondes

C’est, dès lors, un échange continuel de lettres entre Lavoisier, son père et sa tante, une correspondance intime où éclate à chaque phrase la tendresse qui les unissait si étroitement. À peine le jeune voyageur a-t-il quitté Paris depuis huit jours qu’il ressent déjà le regret de la maison paternelle ; il lui semble qu’il est absent depuis des mois ; sa pensée est toujours auprès de son père et de Mlle Punctis. Il lui faut, pour se résigner, faire appel à toute sa force de volonté, se représenter combien le voyage sera agréable, et surtout, comme il dit, qu’on y fera de bonne besogne.
Source : Wikisource

Edouard Grimaux Revue des Deux Mondes

Ainsi c’est bien Dupin qui poursuivait avec acharnement la mort des fermiers-généraux et conduisait la plume de l’accusateur public.
A l’Hôtel des fermes, il n’y avait plus d’espoir pour les prisonniers. Mollien, qui s’attendait à partager leur sort, projetait avec Tavernier de Boulogne de se soustraire par la mort volontaire aux angoisses d’un supplice ignominieux, aux injures d’un peuple abusé ; ils s’étaient procurés de l’opium et proposèrent à Lavoisier, leur ami le plus cher, de partager leur sort.
Source : Wikisource

Edouard Grimaux Revue des Deux Mondes

Si Lavoisier, malgré l’intérêt du voyage, regrettait la maison paternelle, Mlle Punctis ne manquait pas de le faire revivre dans ce milieu aimé en le tenant au courant de tout ce qui arrivait aux familiers du logis, lui parlant de sa chatte qui a un beau chaton, des maçons qui ont réparé les écuries, du brelan que l’on continue à jouer, mais sans intérêt, depuis qu’il n’y a plus pour l’égayer ni Lavoisier, ni M. Guettard, le cher docteur. Toute la vie de Mlle Punctis est concentrée dans sa tendresse pour son neveu ; elle a toutes les joies et toutes les souffrances d’une mère
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature