Ernest d' Hervilly

Résumé

Ernest d' Hervilly,  Parisienneries (1882)

“ Que de peines ! Que de courses ! que d'ennuis vous m'évitez, mon cher Vélique. Que je suis donc soulagé !
– Le Rat musqué n'en fait jamais d'autres, dit Vélique gravement.
– Eh bien, pour moi, ce n'est pas d'abord la même chose, murmure le camarade Fergusson. Le Rat musqué me fait courir, me cause des ennuis...
– Allons, chère Grande-Bretagne, ne me brisez pas le coeur et ne fêlez pas le vôtre par la même occasion. Je vous répète que le premier aveu sera demain, à midi, à la bibliothèque, et vous aurez votre scène de remords dans là soirée, au Veau-Marin. Là, soyons joyeux. Old England !
”
Source : Gallica

Ernest d' Hervilly,  Parisienneries (1882)

“ Il vit tout de suite en moi un de ces êtres que la Fortune, cette épouse fréquemment adultère, trompe, bat et laisse content, un frère !
« – Je ne mange de la viande qu'une fois par mois,
et quand j'ai de l'argent, me dit le vieillard. – C'est toute une affaire, ce repas ! C'est ma communion à moi. D'autres attendent leur Dieu : moi je viens chercher la Vie ! C'est ma façon de téter le lait vivifiant de la nature ; et lorsqu'en moi descend une nouvelle force, dans un filet de sang pur, je suis plein d'une émotion religieuse. »
”
Source : Gallica

Ernest d' Hervilly,  Parisienneries (1882)

“ C'était M. Jiquelet. D'un coup d'oeil – d'oeil nourri dans les détours du sérail – je vis les reprises de la veille couvrant les reprises d'autrefois sur les vêtements brossés avec une sévérité de père, et, dans les fissures de la chaussure recousue, je devinai le morceau de drap noir destiné à tromper le regard des passants.
Bref, le vieillard en question avait dû passer de trois à quatre heures la veille pour se faire, – encore une fois – présentable dans le monde.
Il avait demandé – d'une voix émue une côtelette et une demi-bouteille de vin ordinaire au garçon élégant.
”
Source : Gallica

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