Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 janvier 1861

Nous pensons avoir rendu ici aux qualités incontestables de ce compositeur vigoureux et passionné la juste part d’éloges qui leur revient. Nous sommes si convaincu d’être resté dans la vérité en parlant de l’auteur d’Ernani, de Rigoletto et d’Il Trovatore, que nous poussons l’illusion jusqu’à croire que notre jugement ne sera pas cassé. Quand l’Italie n’aura plus la fièvre et qu’elle pourra envisager de sang-froid l’idole qu’elle encense depuis vingt ans, elle admirera toujours certaines beautés de M. Verdi, sans méconnaître les nombreux défauts qui déparent ses ouvrages.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 janvier 1861

Il n’a pas commis tous les péchés qu’on lui prête : il n’a pas flagellé injustement la presse pour avoir mis en scène un directeur de journal sans conscience et un journaliste sans conviction, il n’a pas saccagé la bourgeoisie pour avoir flétri un effronté et puni un parvenu qui a trop vite oublié un passé qu’il n’aurait pas dû oublier, il n’a pas démoli la société moderne pour avoir établi entre un marquis légitimiste et un socialiste de bas étage une conversation politique qui ne conclut ni pour ni contre ladite société.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 janvier 1861

Les journaux sont la forme moderne de la vulgarisation des faits et de la transmission de la pensée la mieux accommodée aux besoins de notre temps, dont elle a été la création naturelle et spontanée. Le journal est une forme, un instrument, un moyen, comme la machine à vapeur, comme le chemin de fer, comme le télégraphe électrique. Cet instrument ne trouve son application la plus puissante, la plus profitable au public, que dans la libre concurrence.
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