Résumé

Portrait de Eugène Müntz Eugène Müntz Les arts à la cour des papes Innocent VIII, Alexandre VI, Pie III… (1898)

Nous voilà loin des motifs si nets et si décoratifs, tels que les clefs de Nicolas V, le taureau de Calixte III et d'Alexandre VI, les croissants de Pie II, le lion rampant de Paul II, le chêne de Sixte IV ! Innocent VIII portait : de gueules, à la bande échiquetée d'argent et de sable; au chef d'argent, à la croix de gueules.
Pour emblème, Innocent VIII adopta un paon faisant la roue (voulait-il dire par là que « l'homme loyal ne craint pas d'être vu, et qu'il se soumet aux regards du public, qu'expriment les yeux de la queue du paon »?)
Source : Gallica

Portrait de Eugène Müntz Eugène Müntz Les arts à la cour des papes Innocent VIII, Alexandre VI, Pie III… (1898)

Envisageons-nous le pontificat d'Alexandre VI dans ses rapports avec les arts, cette période correspond, somme toute, à un essor magnifique avant les suprêmes triomphes du pontificat de Jules II. Un pape qui se présente devant la postérité escorté de maîtres tels que Bramante, les San Gallo, MichelAnge, le Pérugin, Pinturicchio, Caradosso,— qu'il ait spontanément choisi ces artistes ou qu'il ait bénéficié indirectement de leur présence, — aura toujours droit à l'admiration, sinon à la gratitude de la postérité.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Müntz Eugène Müntz Les arts à la cour des papes Innocent VIII, Alexandre VI, Pie III… (1898)

Parmi les monuments antiques, le fort Saint-Ange fut l'objet de la prédilection, de la sollicitude d'Alexandre VI. Il est vrai que celui-ci y voyait avant tout un ouvrage militaire de premier ordre, la citadelle du haut de laquelle il pouvait tenir en respect Rome entière. Toute idée d'art n'était pas exclue, toutefois, des travaux que le pape y fit entreprendre : nous le savons par l'important cycle de fresques qu'il chargea Pinturicchio d'y exécuter (Scènes de la vie d'Alexandre VI et Grotesques) 2.
Source : Gallica

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