Résumé

Eugène Parès Les aventures de l'éveillé, ou Le petit fugitif… (1877)

M. Lenoir porta les yeux sur la baraque. Un lambeau de toile coloriée, portant ces mots écrits en lettres rouges : Troupe acrobatique, sous la direction de l'illustre Bobèche, flottait au vent.
Le négociant comprit.
— Je te comprends, dit-il à son fils; viens.
— Non, dit Jules qui s'était remis : l'Endormi est là; je veux le voir.
Et il se disposait à escalader la baraque ; son père le retint.
— Pas d'esclandre, dit-il; laisse-moi faire.
M. Lenoir conduisit son fils dans l'une des auberges du village, et se dirigea tranquillement vers la baraque du saltimbanque.
Source : Gallica

Eugène Parès Les aventures de l'éveillé, ou Le petit fugitif… (1877)

Cette perspective brillante éblouit l'enfant; il regarda Bobèche, dont l'habit râpé, les dorures ternies lui semblèrent l'apogée du luxe.
— Rien à faire, pour ainsi dire, continua Bobèche, si ce n'est quelques singeries devant le public qui délie les cordons de sa bourse et fait pleuvoir sur nous, sous, gros sous, pièces blanches et voire même des louis d'or. Voyager dans une belle voiture, histoire de ne pas user ses souliers, quelle vie agréable!. Voyons, ne te tente-t-elle pas?.
— Non, dit Jules en hésitant, je préfère retourner près de mes parents.
Source : Gallica

Eugène Parès Les aventures de l'éveillé, ou Le petit fugitif… (1877)

Jules et l'Endormi continuaient à s'aimer d'une amitié sincère et fraternelle; ils se soutenaient tous deux dans leurs épreuves, et priaient le Ciel d'abréger leurs souffrances. Bobèche ne voyait pas sans un secret dépit cette union de deux cœurs ; il mit tout en œuvre pour la traverser, mais ce fut inutile. Coups, menaces, punitions, rien ne fit; les enfants étaient heureux de souffrir l'un pour l'autre.
Cette vie dura longtemps, et plus le temps s'écoulait, plus l'espoir s'évanouissait du cœur de Jules. En effet, ses parents existaient-ils toujours?.
Source : Gallica

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