Résumé

Francis Marre Le sel, le natron et les eaux de la région du Tchad (1911)

A ce point de vue, il est évidemment intéressant de se demander à quel moment les indigènes savent reconnaître qu'il est temps de cesser le lavage, que le liquide destiné à l'évaporation ne pourra plus s'enrichir en chlorure de sodium, et que le sulfate de soude va encombrer sans utilité la liqueur.
Comme ils ne pratiquent point de titrages sur des prises d'essai pendant les différentes phases de la lixiviation, ils ne peuvent s'en rapporter qu'à leur expérience et opèrent, disons le mot, d'une manière que règle le hasard!
Source : Gallica

Francis Marre Le sel, le natron et les eaux de la région du Tchad (1911)

Le taux d'humidité est très faible dans le mongoul. Celui-ci renferme beaucoup plus de sulfates totaux que le sel des marais salants, et environ quatre fois plus de chlorure de magnésium. Le sel méditerranéen ne contient pas, ou ne contient que des traces indosables de composés du silicium et de l'aluminium, et ne renferme pas de carbonates.
D'autre part, le mongoul est relativement riche en sulfate de soude qui n'existe qu'en proportion très faible dans l'eau de mer et dans le sel provenant de l'exploitation des marais salants.
Source : Gallica

Francis Marre Le sel, le natron et les eaux de la région du Tchad (1911)

Les indigènes y gagneraient d'obtenir un produit beaucoup plus pur, dont la saveur salée plus vive satisferait mieux leur goût et qui, en tout état de cause, aurait une influence eupeptique meilleure que celle du mongoul obtenu par les méthodes grossièrement traditionnelles dont ils se transmettent l'usage de génération en génération.
Ils épuisent leurs paniers laveurs emplis de terre salifère avec l'eau des mares déjà chargée elle-même de substances salines, et ils concentrent le produit de la lixiviation dans des vases d'argile chauffés à feu nu.
Source : Gallica

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